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Lycée d'Etat Carnot, Cannes
Les Grands Rangements, Gilles BOUDOT
Voici près de quatorze ans que Gilles BOUDOT avait exposé Les Phénomènes Simples, séries de photographies renvoyant aux expériences amusantes, aussi sérieusement abordées qu’un enfant en train de jouer. Si Les Grands Rangements évoquent tragiquement de grands ports industriels désertés, ou bien encore les improbables perspectives portuaires de Claude GELLÉE (dit le LORRAIN), le regard  malicieux du photographe nous interpelle et nous fait plonger une nouvelle fois dans l’univers onirique de l’enfance, là où les objets du quotidien, se trouvent investis poétiquement d’une nouvelle appartenance. Ni paysage, ni nature-morte, (mais peut-être aussi les deux à la fois…) les photographies de Gilles BOUDOT piègent notre regard dans la quête d’une impossible mise au point… 
 
 
Devoir de mémoire, devoir d’histoire, devoir de vigilance.
Lundi 29 janvier dernier, a eu lieu dans la cour intérieure du lycée Carnot, une cérémonie rassemblant des représentants d’associations, élèves et professeur, ainsi que les personnels du lycée devant les plaques commémorant la déportation des enfants juifs lors de la Seconde guerre mondiale. Ce moment a permis de marquer la participation du Lycée Carnot à la Journée de la mémoire des Génocides et de la prévention des crimes contre l'Humanité. Elle fait suite à plusieurs semaines de travail autour des mémoires des Génocides arméniens et juif.

Les textes préparés et lus par les élèves de 1L1 et de 1ES2 ont rendu hommage à M. Roger Wolman et M. Daniel Wancier (Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés des Alpes-Maritimes) ainsi qu’à Mme Margossian-Gervais et Mme Alfieri (Union des Arméniens de Cannes et ses environs). Les élèves musiciens ont interprété des morceaux symboliques pour rappeler les souffrances endurées.

Cette cérémonie a permis de clore un temps de travail de plusieurs semaines, où les rencontres avec les témoins des épisodes les plus tragiques du XXe siècle ont appuyé le travail proposé par les professeurs d’Histoire des classes de 1eL1, 1eES2, 1eES5 et 1eS1. Ces temps forts ont permis la prise de conscience de la nécessité de se souvenir, mais aussi de savoir et de connaitre l’Histoire. 

Dans son discours, M. Bidet, Proviseur du lycée a rappelé l’importance civique et l’actualité de cette question, dans le cadre de la lutte contre les discriminations. Ces rencontres ont été prolongées par la visite du camp d’internement des Milles par les classes de Terminales ES3 et Terminales L3, près d’Aix en Provence. Le volet réflexif a permis de comprendre l’extension aux autres Génocides (arménien, rwandais) et aux mécanismes de la haine qui conduisent à l’acte génocidaire.


M. Milcent, coordonnateur des différents temps de rencontre, remercie l’ensemble des partenaires, les représentants des associations, les élèves et les professeurs qui ont pu s’impliquer dans ce projet : Mme Cléroux, Mme Carles, Mme Thiery et M. Avinain, M. Barthélémy ainsi que tous les personnels du lycée qui ont permis de la réussite de ces moments.

 
 
Visite de l’exposition Hommage et chefs d’œuvre du peintre Pierre Bonnard
Visite de l’exposition Hommage et chefs d’œuvre du peintre Pierre Bonnard par les élèves de 1ère L2 spécialité arts plastiques .
 

Pour cerner les enjeux des Nabis, les élèves ont découvert un musée de proximité, celui du peintre Pierre Bonnard, qui a vécu la fin de sa vie dans les collines du Cannet, y puisant sujets à peindre et sources d’inspiration.

La médiatrice Fanny Lejay, ancienne élève du lycée Carnot en spécialité Arts Plastiques, a développé autour des œuvres de l’artiste la notion de support, de cadrage, d’espace, et l’influence qu’a exercé sur le peintre les estampes du Japon, découvertes par nombre d’artistes du XIXème siècle.

 Ainsi découvre –t-on entre autre, le Paris d’avant la tour Eiffel, et des points de vue en plongée étonnants, inspirés aussi par la photographie.

Ainsi les recadrages par des embrasures de portes, de fenêtres ouvertes, des reflets dans des miroirs ou l’eau d’un tub, sont autant de pistes de construction et déconstruction de l’espace, appréhendées par les élèves.

La planéité du support, revendiquée par les Nabis, a été mise en évidence par l’analyse de certaines œuvres comme La partie de croquet, où fond et formes se mêlent parfois et où la planéité du support s’affirme.

Après 1900, Bonnard évolue en dehors de tout courant artistique, s’affranchissant des nabis. 

Il montre alors ses marchands, les Bernheim, dans des composition audacieuses, allant jusqu’à faire disparaître leur visage par le cadrage de l’image. Au diable la commande, pourvu que l’artiste aille au bout de son propos.

L’exposition est composée d’œuvres issues de collections privées, du musée d’Orsay, mais aussi du musée Bonnard lui même.
 
AP des 2ndes 14 : rencontre avec Kevyn KOHLER, co-gérant d’AKTISEA
Dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, la classe de 2nde14 a rencontré Kevyn KOHLER, co-gérant d’AKTISEA, « entreprise adaptée » (avec le parrainage de l’association 100000 entrepreneurs)...
 
 
AP des 2ndes 14 : rencontre avec Kevyn KOHLER, co-gérant d’AKTISEA, « entreprise adaptée » (avec le parrainage de l’association 100000 entrepreneurs).
 
Parfois, pour trouver une bonne idée, il suffit de jouer des hasards de la vie : une mère inspectrice de l’Education Nationale chargée du handicap ; un accident de la route qui vous oblige à faire une partie de vos études supérieures en fauteuil roulant. La création d’une « entreprise adaptée », c’est-à-dire réservant plus de 80% des emplois à des personnes en situation de handicap, s’impose alors progressivement à vous. Son activité? A la fois le soutien commercial (prospection téléphonique, qualification de bases de données, veille concurrentielle…) et l’accompagnement des « Missions Handicap » des grands groupes dans leurs actions de recrutement. En langage commercial, ça donne : « activateur de contact », «détecteur de talents ».

Cette entreprise, c’est AKTISEA, créée en 2012 par Kevyn Kohler, âgé aujourd’hui de 31 ans, et Alban Grolleau. Mais ne croyez pas que ses 35 salariés soient très différents des salariés ordinaires. Au contraire, selon Kevyn, les personnes porteuses de handicap – celui-ci étant le plus souvent invisible - sont tout aussi dynamiques et efficaces que les valides. Chez AKTISEA, elles sont même encouragées à avoir le goût de la compétition. Eh oui ! Le jeu est la valeur-phare de l’entreprise car elle est celle de ses deux jeunes gérants. Comment motiver un salarié qui fait de la qualification de bases de données par téléphone, tâche fastidieuse s’il en est ? On peut par exemple transformer son ordinateur en terrain de jeu inspiré d’une course de tanks. A chaque appel réussi, le « tank » du salarié progresse – un jingle sonore ponctuant son succès-, le but étant d’arriver premier sur la ligne d’arrivée. Dans un autre jeu, des extra-terrestres –« avatars » des collaborateurs – tâcheront d’éviter les mots « négatifs » (comme « pas de problème »),  qui leur vaudraient des cartons rouges et l’élimination en tombant dans un précipice. Jeux, animations, déguisements, quizz, « challenges» renforcent la motivation des salariés. Et plus on s’amuse, plus on assure la satisfaction des clients !

AKTISEA comme « Activateur de CA [chiffre d’affaires]».

C’est en étant plus performant mais aussi plus réactif que la concurrence qu’on remporte les marchés. Un client appelle ? On a une journée pour lui faire une première proposition. Les entretiens de recrutement ? Ils sont systématiquement enregistrés et mis à disposition du client. Les dirigeants donnent l’exemple.  Kevyn, chargé du développement commercial de l’entreprise, fait un travail de fourmi auprès des prospects, participe à des salons professionnels et veille à la satisfaction des clients existants, qui vont de la TPE à la multinationale.  Parallèlement, de nombreux cadres dirigeants viennent dans les locaux mêmes d’AKTISEA « se former à ses méthodes managériales » basées sur le jeu.

Petit retour à la case « départ ».

Pourtant, Kevyn n’a pas eu un chemin tout tracé. Son bac STI et son BTS en mécanique des engins de travaux publics le conduisent au métier de responsable de maintenance et c’est alors qu’il se rend compte que son épanouissement se trouve ailleurs que dans un atelier de mécanique. Il entre donc dans une école de commerce. Et là, c’est coup double : il rencontre son futur associé à travers un exercice de simulation à la création d’entreprise où les deux compères prennent déjà plaisir à travailler ensemble.

« Créer ses propres règles du jeu »

Trois ans après, le jeu commence pour de bon pour Kevyn et Alban. Ils lancent avec enthousiasme AKTISEA. Mais ils avancent leurs pions très progressivement. Après avoir trouvé un premier client, une PME mouansoise, il leur faut deux ans et demi pour « préciser leur offre » et conquérir des groupes comme THALES ou DASSAULT SYSTEMES en créant des cabinets de recrutement dédiés aux personnes handicapées. Ces victoires sont déterminantes car les autres « grands comptes » suivront comme par un effet domino : LA SOCIETE GENERALE, TOTAL, PWC…. Grâce aux contrats gagnés, les jeunes gens peuvent progressivement s’équiper, louer des locaux et embaucher du personnel.

Question(s) pour un champion

Le secret …pour gagner ? « Etre audacieux, y aller à fond », sans se laisser freiner par des petites voix qui soufflent : « ton idée est nulle… Quelqu’un a la même que toi! ». Obstiné, Kevyn n’a pas peur de « se planter ». Un mental de guerrier, comme celui de ses « modèles » : le petit maigrichon fondateur du géant chinois du e-commerce ALIBABA, parfait « looser » à ses débuts ; le bouillonnant Richard Branson qui attaque un nouveau marché dès que l’ennui pointe ; ou enfin, son père, ouvrier dès l’âge de 14 ans, devenu le patron d’une petite entreprise de maintenance.

Kevyn s’estime juste, mais il reconnaît qu’il est aussi exigeant vis-à-vis de ses collaborateurs. Et les « mauvais perdants », faisant grise mine au moindre échec, « ne sont peut-être pas compatibles avec la philosophie d’AKTISEA ». Le chef d’entreprise, que rien n’arrête et pour qui trouver des clients est un défi stimulant, reconnaît néanmoins que le facteur humain reste imprévisible. Mais « avec du travail, de la rigueur et une touche d’optimisme », l’aventure collective peut continuer !
 
Journée Portes ouvertes
Retenez la date !
   
Journée Portes ouvertes Lycée Carnot
 
27 janvier 2018


9h - 16h

« Présentation des formations d’enseignement supérieur post-bac »

- CPGE (Classe préparatoire aux grandes écoles) littéraire et artistique

- BTS des Métiers de l’audiovisuel et ses 5 options : son - image - montage - production - ingénierie et exploitation des équipements
 

10h - 13h

« Forum des formations post-bac »
destiné aux élèves de première et de terminale du lycée Carnot.

Une soixantaine de formations présentée afin de mieux construire son parcours d’orientation.

+ Présentation plateforme Parcoursup
9h et 11h - Auditorium
 
Entrée libre

 
Contact :
www.carnot-cannes.fr
04 92 99 38 88
 
 
 
Intervention de Volker Lessin
Interventions d’un architecte en seconde 1, 5 et 6 option arts visuels

L’architecte allemand Volker Lessin est intervenu début décembre après un sujet donné aux élèves traitant des aspects formels de l’architecture. Ce dernier a débattu sur son expérience et sa formation professionnelle de façon détendue avec les 50 élèves des deux classes. Différents points ont été abordés traitant entre autre des particularités des matériaux, des formes nouvelles et libres d’une architecture visionnaire et de la place de l’environnement lors de la conception d’un projet. Des questions sur les études et les apects pratiques ont été posées. Des projets de l’architecte ont été présentés avec différentes vues comme des plans, confectionnés avec les moyens numériques actuels, ou des maquettes.

Les élèves se sont exprimés dans leur travaux sous forme de plans ou de maquettes, après avoir étudié le travail novateur de Frank O’Gehry et du groupe autrichien Coop Himmelb(l)au, et à partir de croquis rapides et aléatoires.

Les logiciels des grands cabinets d’architecture actuels permettent en effet, à partir de toutes les formes possibles de projeter une multitude de points et de rendre l’impossible possible. C’est le cas du musée Guggenheim de Bilbao.

Des formes organiques et dynamiques sont apparues, tout en prenant en compte la fonctionnalité, avec un regard formel ouvert et une projection moderne de matériaux métalliques ou transparents.
 
L’architecture visionnaire de Milena Grygorian, 2de 6, en regard des formes de Frank O’Gehry et de Coop Himmelb(l)au
 
Etudiants au concert de l'Orchestre de Cannes
Dimanche 3 décembre 2017

Captation du concert de l’Orchestre de Cannes au théâtre Croisette.
 
Les étudiants et leurs enseignants ont comme à chaque fois fait preuve d’un grand professionnalisme et d’une parfaite efficacité.
 
Bel exemple de partenariat avec l’Orchestre de Cannes et excellente mise en situation pour nos étudiants.

 
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