Carnot-Cannes.fr > Français et Littérature
francais
Rencontre avec Carine Aymard

Rencontre avec Carine Aymard, commissaire- priseur associée à Cannes- Enchères.

(compte- rendu réalisé par la classe de 2nde7).

 

 

Qui n'a pas rêvé de tomber, au hasard d’une flânerie dans quelque obscure salle de vente, sur un objet étrange, bijou fascinant ou trésor fabuleux qui nous parle à l’oreille d’un passé qui n’est plus ? Cette plongée dans le monde mystérieux de la poésie des choses ramène à la surface un peu trop lisse de notre époque des vestiges parvenus on ne sait comment à résister au temps. Rebutés par les uns, qui les considèrent au mieux comme une possibilité inattendue de gain, « encombrants » pour les autres, qui voulaient faire table rase de leurs souvenirs surannés et prendre un nouveau départ, ils ont pour qui sait les voir un charme incomparable et subtil.

 

Dans le cadre de l’Accompagnement personnalisé, la classe de 2nde7 a rencontré Carine Aymard, commissaire-priseur associée à Cannes-Enchères. Cette jeune femme recherchait un métier lié à l’art. Après six années d’études, des examens d’aptitude et l’expérience acquise en tant que clerc, elle est depuis 2 ans commissaire- priseur, pratiquant la vente volontaire (80 % de son activité) et judiciaire. Arriver à ce poste convoité est un véritable parcours du combattant : d’abord, pour présenter l’examen de commissaire-priseur, il faut suivre un double cursus en droit et en art (bac + 5) ou avoir effectué sept années de cléricature. Une fois cette étape franchie, les candidats effectuent un stage de deux ans assorti de deux nouveaux examens. Ils sont alors habilités à effectuer des ventes d’objets et meubles confiés par des particuliers qu’on appelle « vente volontaire ». Un autre examen d’aptitude permet de diriger des ventes sous l’autorité du ministère de la justice, dites « judiciaires », suite par exemple à des successions ou des mises sous tutelles.

 

 Les enchères : de la machine à laver au buste de Rodin.

 

Un commissaire- priseur n'a pas seulement à vendre. Il est d’abord un expert. À ce titre, il est chargé d’authentifier les objets qui peuvent être vendus. Le jeudi est la journée d’expertise de C. Aymard : les particuliers lui apportent des objets, des photos et, après un examen minutieux et quelques recherches, elle établit un mandat de vente et propose une première estimation. Les objets pourront alors être vendus dans une vente courante, le mardi, ou dans une vente à thème. Le commissaire-priseur est rémunéré par des commissions qu’il touche sur la vente, mais aussi sur l’achat des objets. L’aspect rémunérateur n’est pas indifférent à notre commissaire-priseur qui voulait un métier artistique, mais aussi « rentable ». Les objets vendus aux enchères couvrent un large empan spatial et temporel. Ils requièrent donc de vastes connaissances et le recours à un expert est indispensable pour estimer des articles aussi délicats que des céramiques chinoises du 4è siècle. Quelle joie de découvrir certains objets, ayant miraculeusement traversé le temps intacts — telle une fine de cognac à 5 000 euros ou une malle Vuitton ayant voyagé sur les paquebots dans les « folles » années 20 ! Les connaissances de C. Aymard se sont affinées au fil du temps : elle est désormais plus à même de distinguer un vrai d’un faux bien imité, de discerner ce qui a été restauré de l’objet encore « dans son jus ». « Mais, ajoute-t-elle, les pièges sont très nombreux ». Qu’a-t-on le droit de vendre ? Les questions de la classe n’ont pas manqué, des tableaux faux aux animaux morts, vivants... Notre commissaire n’a pas pu vendre la tête réduite d’un homme décapité par des Mohicans au 19è siècle !

 

« Drouot ».

Lors des enchères hebdomadaires, le lundi, les objets présentés au public sont très hétéroclites. Dans une salle remplie de brocanteurs et d’habitués, où « bourdonne une foule fiévreuse et impatiente », le commissaire-priseur donne de la voix, « fait l’article », mène rondement les enchères, enchérit au besoin, le téléphone en main, pour un client lointain, tout en freinant les « acheteurs compulsifs », mauvais payeurs qui vont compliquer son travail. Bientôt la vente bat son plein, les mains se lèvent, certains acheteurs se contentant de petits signes voire de simples hochements de tête et c’est au commissaire-priseur d’interpréter justement ces « codes ». Le spectacle est dans la salle, avec les « mauvais joueurs » qui tentent d’intimider le voisin qui enchérit, les frictions... « On est un peu au théâtre », reconnaît C. Aymard. L’atmosphère est plus feutrée dans les ventes à thème, auxquelles assiste un public de spécialistes. Les prix peuvent alors monter. C. Aymard se souvient de la vente d’un tableau de Nicolas de Staël, envolé à 400 000 euros et, plus récemment, d’un bronze de Rodin raflé à 310 000 euros.

 

Le revers de la médaille.

Mais lorsqu’on est propriétaire-associé d’une étude, la tâche est lourde et les responsabilités parfois écrasantes. Cannes-Enchères, ce sont sept personnes : trois associés-propriétaires, une secrétaire, deux clercs, un garçon de salle. Ce sont aussi 70 ventes par an, 500 objets par vente, beaucoup, beaucoup d’inventaires et des journées de 10 à 15 h. Financièrement, les dépenses de fonctionnement (coût des catalogues, de la publicité, du stockage…) s’élèvent à 1 million d’euros par an – plusieurs millions dans d’autres études- tandis que les associés doivent par ailleurs rembourser l’étude (de 350 000  à un ou deux millions d’euros). De son côté, la pratique judiciaire est coûteuse en temps, en procédures… et parfois en procès. Tout cela n’a pas empêché Carine Aymard de se découvrir une nouvelle passion : deux fois par an, elle organise des ventes pour la mode vintage. Elle est aussi incollable sur les marques de vêtements que sur les peintres modernes.

 

Si comme ce jeune homme en délicatesse avec la vie, vous êtes entré, plus par désœuvrement que par goût des objets dans un « cabinet » d’antiquités, attiré par « un tableau confus dans lequel toutes les œuvres humaines et divines se heurtaient », n’allez pas commettre l’irréparable. Sur un marché de l’emploi où les perspectives se réduisent comme une « peau de chagrin », il reste peut-être un espoir. En effet, inévitablement, beaucoup de commissaires-priseurs — « êtres bizarres qui servent de types aux artistes quand ils veulent représenter Moïse » — vont partir à la retraite. Si vous avez, comme Carine Aymard, le goût des objets et des gens, le sens du commerce et celui de lancer des paris, ce métier est peut-être pour vous : « Une fois, deux fois, trois fois… » ? De plus, sa dimension sociale n’est pas à négliger, et, pour ne citer qu’un exemple, le commissaire-priseur retrouve les aspects les plus sombres de la « Comédie humaine » dans les cas où il doit protéger les majeurs incapables contre la rapacité de leurs proches, étant ainsi, à sa façon, le « secrétaire des mœurs » du passé, mais aussi du présent.

 
Rencontre avec Olivier Bouchara, graphiste, responsable de Bostudio à Nice.

(compte- rendu réalisé par la classe de 2nde7).

 

                Logos, brochures publicitaires, sites web …Les entreprises qui désirent publier des images et des textes sur papier ou sur Internet peuvent faire appel à un graphiste.

 

Faire rimer graphiste avec artiste.

 

            Olivier Bouchara a 40 ans. Il est graphiste depuis 18 ans. Jeune homme, il était passionné par « la vraie pub », celle de la recherche de concepts, de la création de slogans. Après un bac B (actuellement ES), il s’oriente d’abord vers la communication, mais très vite son goût du dessin le fait opter pour une école d’art en 2 ans, Artigraph.  10 ans chez Publicis lui permettent ensuite de faire ses armes : de simple exécutant, il devient successivement chef de studio, directeur artistique junior puis senior, enfin directeur de création. A 33 ans, suivi par un gros client, il crée son propre studio d’art graphique, Bostudio. Il exerce dès lors sa profession en libéral avec son salarié, comme lui directeur artistique. Si à 25 ans, il se considérait comme un artiste, à 40, il dit qu’il fait « du business ». Malgré tout, insiste-t-il, il évolue dans un univers où il peut satisfaire son envie de créer, son goût pour les belles choses.

 

 

« Concilier esthétique et contrainte commerciale »

 

 

            C’est ainsi qu’Eliott résume le métier. L’image doit contenir un « message » sur le produit ou le service offert et s’adresser à une « cible » précise. Au graphiste de le traduire, avec des mots, mais surtout avec un « style visuel » adapté. C’est cette étape d’élaboration d’une identité visuelle, en particulier d’un logo, que préfère Olivier Bouchara, même si il supervise ensuite toutes les étapes jusqu’à la fabrication de l’image.  Le graphiste nous montre quelques exemples de ses réalisations pour une marque de maillots aux allures brésiliennes. Celle- ci « communique » sur plusieurs supports : brochures publicitaires, presse féminine, lettres d’information sur la toile. Une farandole de maillots, des créatures sublimes campant dans un cadre paradisiaque. La classe est intéressée.

 

 

Un métier révolutionné par l’informatique et internet.

 

 

            Olivier Bouchara a dû adapter sa pratique aux évolutions technologiques. Dans les années quatre- vingt dix, le dessin a été remplacé par la publication assistée par ordinateur. En outre, des sites spécialisés nourrissent l’inspiration du graphiste, vendant ou louant des images qui sont ensuite retravaillées. Enfin, conséquence plus pratique de l’essor d’internet, les mails remplacent les présentations et les visites au client.

 

            Les écoles d’art et les BTS restent un passage obligé pour acquérir des compétences techniques -y compris dans les domaines de l’impression et de la fabrication- mais celles- ci se développent à travers des stages en agences de communication ou imprimeries pour citer les plus courants.  Cette technicité du métier facilite la recherche d’un premier emploi. Cependant, l’atout maître pour réussir reste, selon Olivier Bouchara, la culture générale, en particulier artistique (peinture, typographie, chromatique..), et la curiosité à l’égard des modes et des tendances, qu’il s’agisse du design à ou de la presse écrite.

 

 

Le charme discret de la (très) petite entreprise.

 

 

            S’il est facile de se lancer en indépendant - un ordinateur suffit-, il est en revanche plus difficile de trouver des clients, que l’on procède par démarchage direct des entreprises ou en répondant aux appels d’offre des collectivités.

 

            Le danger est de connaître de longues périodes d’inactivité entre des projets d’importance variable dont la réalisation dure 3 mois… ou un jour. Pour se faire une clientèle, il faut pratiquer de bons tarifs, se montrer serviable et disponible, attentif  aux exigences du client. Et si en plus, on a « la bonne main », le bouche- à- oreille fonctionne à merveille.  Notre graphiste, fort de se son expérience et d’une clientèle nationale, reçoit régulièrement des commandes, ce qui lui donne une certaine sérénité. Néanmoins, répondre à une « problématique », tenir des délais, peut générer un certain « stress ». Mais celui- ci aiguillonne la créativité.

 

            Et tant pis si certaines entreprises ne perçoivent pas le métier de graphiste à sa juste valeur, pensant qu’il suffit de télécharger des ressources prêtes à l’emploi sur la toile. Non, le talent n’est pas à la portée d’une souris! 

 
Rencontre avec M. de Pelagey

Rencontre avec Jean- Raphaël de Pelagey, conseiller Energie à l’Espace Info-Energie du bassin cannois, le mercredi 11 avril.

(Compte- rendu réalisé par la classe de 2nde6)

 

 

 

A 35 ans, Jean- Raphaël de Pelagey est l’un des 500 « conseillers Energie » opérant en France.  Basé dans un « espace info énergie », il propose aux particuliers, aux petites entreprises et aux communes des moyens de mieux maîtriser leur consommation d’énergie, tout en les incitant à recourir aux ressources renouvelables quand cela est pertinent.  Après avoir créé l’Espace Info-Energie de Viry- Chatillon, dans l’Essonne, où il a été conseiller pendant 4 ans, il est depuis 6 mois rattaché au CSIL, Conseil Scientifique des Iles de Lérins, association vouée à la sauvegarde des milieux méditerranéens. Le poste qu’il occupe actuellement est financé à parts égales par l’ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), la Région PACA, les villes de Cannes, Le Cannet et Mandelieu et, enfin,  par des ressources internes (conférences, animations...). Le conseiller reçoit le public dans son bureau, son statut associatif lui interdisant toute activité de démarchage. Ses conseils sont gratuits et indépendants de tout intérêt privé. Ils  portent essentiellement sur l’habitat : efficacité énergétique, pré- diagnostic thermique, aide au choix et analyse des matériaux d’isolation tels que la paille, le chanvre, le polystyrène etc., étude d’installation d’un chauffage lié à l’énergie solaire ou géothermique ; il peut également trouver des solutions pour réduire la facture énergétique globale des copropriétés. A ses compétences techniques s’ajoute la connaissance des évolutions en matière législative. Il doit aussi rédiger des dossiers d’aide à la décision et contribuer à alimenter le site de l’ADEME sur des thèmes techniques.

Un voyage formateur

Après son bac, J- R de Pelagey s’est dirigé vers des études de géographie et d’océanographie à la Sorbonne. C’est dans le cadre d’un échange universitaire avec le Québec –région du Canada parvenue à une quasi- autonomie de production d’énergie électrique grâce à ses fleuves et à ses lacs (97%) et à l’éolien -, qu’il découvre sa vocation. Il choisit la filière des sciences de l’environnement et ses nombreux stages de terrain en hydrologie et en géologie lui procurent « 360° d’ouverture ». De retour dans l’Hexagone,  titulaire d’une maîtrise en environnement, il travaille dans l’animation scientifique pendant 4 ans, appréciant particulièrement le contact avec les publics scolaires.  C’est ce qu’il appelle être entré « par la petite porte ».

Les énergies naturelles

Tout en évoquant les nombreuses sources d’énergie existantes, il  ouvre les rideaux et éteint les ampoules électriques de la salle audiovisuelle où nous nous trouvons : « rien ne vaut le soleil ! » A l’avenir, tous les établissements scolaires utiliseront l’énergie solaire photovoltaïque ou thermique, mais aussi les « puits de lumière » venant des toits. Mais en France, 75% de l’énergie électrique est produite actuellement par le parc nucléaire et seulement 15% par le renouvelable. Selon J- R de Pelagey, il faut dès aujourd’hui développer des énergies alternatives ou complémentaires au nucléaire tout en maitrisant notre consommation énergétique. Il préconise de consommer autant que possible l’énergie produite localement.

L’effet colibri

Autre sujet qui tient à cœur à J- R de Pelagey : la pollution. Mais à quoi bon avoir une démarche écologique si d’autres pays polluent la terre, lui objectons- nous ? Il met en avant « l’effet colibri », ainsi nommé en référence à un conte amérindien : lorsque la forêt brûle, seul parmi tous les animaux, le colibri, qui avec des allers- retours, remplit son gosier d’eau et le déverse sur le feu, parvient à sauver une petite portion de la forêt. Ce petit espace préservé contribuera à faire renaître la vie alentour. « Je fais ma part » lançait le colibri à ceux qui se moquaient de lui. A chacun de faire la sienne.

Comment devient-on un « éco- citoyen » ? 

Ce qui nous a marqués, c’est que J- R de Pelagey est quasiment devenu « écolo » (terme que lui- même juge trop connoté) grâce aux connaissances et à l’expérience qu’il a acquises ; mais c’est aussi le fait qu’il s’efforce, par  son travail, de sensibiliser ses interlocuteurs au gâchis existant et à la nécessité de mieux utiliser l’énergie. Ces convictions lui mettent du cœur à l’ouvrage, et donnent aussi sens à chaque jour de sa vie. Il évite le gaspillage, circule à bicyclette et gère son budget avec économie. A notre âge pourtant, il était sensible aux grands espaces mais pas féru d’écologie. Mais à 19 ans, un grand voyage à vélo dans l’Est du Canada lui a fait rencontrer beaucoup de gens proches de la nature, qui l’ont mis sur la voie. Depuis, c’est en compagnie de la petite reine qu’il effectue tous ses grands voyages. Ce métier, incompatible en début de carrière avec de grandes ambitions salariales, peut par la suite ouvrir à de nombreuses autres fonctions, telles que le conseil ou la création d’entreprise. J- R de Pelagey est attiré par la construction de logements répondant à des critères écologiques ainsi que par l’éco- mobilité. Pour conclure, ce qui lui paraît essentiel dans le choix d’un secteur professionnel, c’est la « petite flamme qui vous éclaire au début ». En plus, le sien, comme l’écrit Rémi, « c’est pour sauver la planète ».

 
Rencontre d'un directeur des ressources humaines
Rencontre avec Jean Blandin,
directeur des ressources humaines du Groupe Façonnable et président de l’ANDRH - Côte d’Azur
(Compte- rendu réalisé par la classe de 2nde 12)
  

            C’est à l’occasion d’un emploi étudiant régulier dans un Carrefour de la région parisienne que J. Blandin a découvert les « ressources humaines » : assistant du chef de caisse, il se voit finalement confier des tâches de recrutement, de formation et de gestion des plannings …et il met en place la première équipe (nous sommes en 1983) évoluant en rollers- skate dans les rayons.

            A l’issue d’un bac économique, il obtient à cette même époque une maîtrise en économie et une licence en droit, puis l’équivalent de l’actuel Master 2 en économie du travail et des politiques sociales, ainsi qu’un DESS plus orienté vers les ressources humaines et l’organisation.

  La fonction Personnel.
 

L’appellation « fonction Personnel » - et les diplômes qui y font référence - existe depuis 1982-83. J. Blandin explique quelle est sa raison d’être. Imaginons un créateur d’entreprise : il devra choisir ses proches collaborateurs (en termes plus techniques, ce que l’on appelle bâtir un organigramme), définir les tâches (définir des postes et des compétences), recruter, former et payer le personnel dans le respect de la législation du travail. Si l’entreprise grandit, elle devra dialoguer avec les organisations syndicales et les représentants des salariés, régler les problèmes quotidiens du personnel. Autant de missions dévolues au « Directeur des Ressources Humaines » (DRH), fonction qui peut d’ailleurs s’exercer à temps partagé sur plusieurs entreprises. En moyenne, les services de ressources humaines occupent 1,6% de l’effectif d’une entreprise : 9 personnes chez Façonnable, pour un effectif total de 600 personnes réparties dans le monde, plus de la moitié en France, les autres à part égale entre l’Europe et les Etats- Unis.

  DRH chez Façonnable.
 

Façonnable, propriété d’un groupe familial libanais, M1, est spécialisée dans le vêtement haut de gamme pour l’homme. A Nice, siège social du groupe, 12 ouvrières conçoivent des prototypes qui seront fabriqués principalement en Asie et en Europe de l’Est, même si le très haut de gamme est produit quant à lui en Italie. Au passage, J. Blandin nous fait remarquer qu’il est entièrement habillé par la marque !

 Les embauches, en ces temps de crise – auxquels seul le secteur du luxe semble échapper -, se limitent à une trentaine par an. La fonction de DRH, sauf cas exceptionnel comme, par exemple, un accident du travail, un conflit syndical ou l’incendie de locaux, s’accommode d’horaires réguliers. Mais J. Blandin travaille pour sa part 11 à 12 heures par jour.

  Une fonction qui place l’homme au centre
 

La fonction DRH table sur le capital humain, alors qu’une entreprise est orientée vers le profit financier. Or, dans sa recherche de gains rapides,  celle-ci court le risque de voir le climat social se détériorer. Le DRH, qui veut mettre en avant les salariés, incite donc à recruter et à former, même si le gain est diminué à court terme. En effet, la formation a un coût : « Comme la vôtre, depuis la maternelle jusqu’à l’obtention de votre diplôme. » Mais c’est aussi un investissement pour obtenir des personnes qualifiées  car « un salarié de 25 ans est moins efficace que celui qui a entre 50 et 60 ans ». Or, l’entreprise n’a pas toujours une vision à long terme. J. Blandin a choisi ce métier car il pense que l’homme est à la base de l’édifice, et qu’une entreprise où les équipes sont formées, bien rémunérées, et où une bonne entente règne, a plus de chances de réussir.

 Il préfère aux aspects techniques de sa fonction sa mission « de support et de conseil », qui consiste à écouter, puis à proposer des solutions en s’adaptant au mieux à ses interlocuteurs. « Les gens s’aiment et se détestent comme dans une classe, où vous avez tous des origines, des trajectoires et des orientations différentes. Je suis là pour apaiser les tensions comme le professeur dans sa classe, pour trouver des solutions dans le souci que l’entreprise fonctionne et que les salariés conservent leur emploi. »  

La parabole de l’olivier...

             De ses 20 ans d’expérience au sein de plusieurs sociétés, ce directeur des ressources humaines a appris à ne pas formuler de  jugement trop rapide. « A 15- 25 ans, on a des convictions tranchées. Mais quand on a été confronté à de multiples situations, on comprend qu’un jugement binaire entre le bien et le mal ne prend pas en compte la complexité humaine. » Il a aussi appris que lorsqu’on prête attention à l’individu, il peut grandir et apporter beaucoup. Vivant dans une ancienne « vie » entourée d’oliviers dont il est un inconditionnel, il  fait une analogie : « Quand vous taillez régulièrement ces arbres, que vous les traitez, ils donnent de bonnes olives. Dès que vous arrêtez, ils ne donnent plus rien. Pour l’homme, c’est exactement pareil. Si vous le formez, l’éduquez, lui offrez des perspectives et des rêves, il grandira. Si vous le laissez dans son coin, il se recroquevillera et ne donnera rien à l’entreprise. »
 

            Jean Blandin a accepté l’invitation de notre lycée car, à notre âge, il aurait aimé avoir des informations sur les métiers existants et il considère qu’il est de sa responsabilité de transmettre ce qu’il sait, « un bout de la vérité », dit- il. Aime-t-il toujours autant ce qu’il fait ? Lorsqu’il avait 26 ans, l’un de ses premiers chefs lui a reconnu  le mérite de toujours penser à demander aux gens s’ils allaient bien. A 48 ans,  il estime qu’il n’a pas perdu ce désir d’écouter les autres, et qu’il peut donc continuer ce métier !

 
Rencontre d'un dirigeant commercial

Rencontre avec Michel Etchegoin,
secrétaire général adjoint des Dirigeants Commerciaux de France (DCF).
(Compte-rendu réalisé par la classe de 2nde6)  

            Michel Etchegoin est entré en 1975 aux AGF,  qui ont été intégrées en 2000 au groupe Allianz, spécialisé dans l’assurance financière, les produits de retraite et les placements d’argent.  Il y a débuté comme agent commercial, basé dans différentes villes françaises, puis  a gravi les échelons au sein de ce grand groupe, occupant des fonctions telles que chef de secteur, responsable des ventes ou directeur de marketing, ce qui l’a amené à diriger des équipes comptant entre 50 et 200 commerciaux. Jusqu’à il y a peu, il était chargé de mission pour le tiers sud de la France, s’occupant du développement du groupe et du recrutement des cadres. Aujourd’hui sa fonction de secrétaire général de la fédération des Directeurs Commerciaux de France (DCF), dont le but est de promouvoir la fonction commerciale dans l’entreprise, est devenue essentielle. Dans ce cadre, il donne des conférences, intervient dans des établissements d’enseignement – notamment auprès des professeurs de BTS - et forme des cadres.

            Il reconnaît  que sa formation (un bac suivi d’un an de faculté de droit) serait insuffisante aujourd’hui, car le recrutement de commerciaux s’effectue désormais plutôt à Bac +3/4. Souvent, ce sont en effet des titulaires de BTS, mentions MUC (Management des unités commerciales) ou NRC (Négociation de la relation client) qui sont recrutés. Mais d’autres voies sont possibles, en particulier celle des écoles de commerce.

 

 

 Un homme « entreprenant » dans un monde qui bouge.

            Quel est le « profil » d’un commercial ? C’est avant tout un homme ou une femme qui a le goût d’agir et d’aller de l’avant. Il se doit d’être en « en phase avec son client, car qui se ressemble s’assemble » : même langage que lui, même comportement, un « code vestimentaire commun » garantissent une bonne relation avec le client. Quand on le questionne sur l’image du commercial sûr de lui et beau parleur, il répond que la capacité à bonimenter et la verve ne sont plus des qualités décisives : il faut au contraire savoir poser des questions pour découvrir les motivations et les attentes du client. Mais la clef du succès est de connaître le produit que l’on veut vendre et d’ « y croire » comme si on en était soi-même l’acheteur.

 

            Le métier a beaucoup évolué. Quand M. Etchegoin a débuté, moins de 10% de la population possédait un téléphone et le commercial était obligé de se déplacer et de prospecter au porte-à-porte. Aujourd’hui, avec le « Customer Relationship Management », on dispose de multiples informations sur la population d’un immeuble, depuis sa tranche de revenu jusqu’à ses habitudes de consommation. On peut donc aborder de différentes manières les acheteurs potentiels.

 

            Le plus difficile pour un commercial,  nous confie  M. Etchegoin, est de s’adapter à la nouveauté et à l’évolution des techniques ; en outre, la mobilité professionnelle est forte, et il est rare qu’un commercial reste plus de 5 ans dans une même entreprise. Lui- même n’a pas hésité à engager un étudiant à domicile pour se former en Informatique et accéder à un poste plus intéressant. « Do you  speak English ? »  demande malicieusement l’un de nous. « Je suis actuellement une formation en anglais pour être à même de faire des conférences dans cette langue. Ce n’est pas facile ! »

 Du « stress » au « challenge ». 

            Mais ce métier ne soumet-il pas le salarié à une trop rude pression ? « La compétition est stressante, comme en sport, répond M. Etchegoin. Mais le stress  est aussi une source de motivation ». Et sa réponse au stress est déjà prête : « Plus ma formation est adaptée, plus j’ai d’outils, de méthodes de communication et de vente, plus je m’entraîne à y faire face, mieux j’y résiste. » Dès lors, il ne faut pas s’étonner qu’interrogé sur ce qui lui plaît le plus dans les métiers de la vente, la réponse fuse : « le challenge ».  Mais il apprécie aussi « la rencontre de gens d’horizons différents, le fait de s’ouvrir l’esprit, d’apprendre en permanence ; d’autant que plus vous apprenez, plus les choses deviennent faciles.»

  « Est-ce que vous êtes avec nous de A à Z ? ». 

            Reprenant le slogan publicitaire d’Allianz, c’est la question que lui pose finement l’élève précité. « Oui ! Où que vous soyez, dans une salle de classe ou ailleurs, il ne faut pas faire les choses à moitié. Pourtant rares sont ceux qui savent s’engager totalement ». Il est vrai que dans ces métiers exigeants, seule cette implication totale garantit des rémunérations conséquentes. Et de nous citer les avantages sonnants et trébuchants du métier, y compris pour les débutants - en prenant bien sûr l’exemple du groupe Allianz. Il termine son intervention par un plaidoyer pour les carrières commerciales, mal considérées en France où gagner beaucoup d’argent n’est toujours bien vu. Il ne faut pas s’étonner que beaucoup de candidats choisissent l’expatriation pour obtenir de meilleurs salaires.  

 

           

 A l’issue de cette rencontre, il semble qu’avec son énergie communicative, Michel Etchegoin soit parvenu à nous « vendre » haut la main sa profession, au point que certains d’entre nous ont même senti monter en eux la sève du commerce !

 
Rencontre des responsables de Thales Alenia Space

            Compte- rendu réalisé par la classe de 2nde12 de la rencontre organisée mardi 17 janvier avec deux responsables de Thales Alenia Space, Chrystelle Dugimont et Laurent Broihanne, accompagnés de Laura Vitel, qui effectue son stage de fin d’étude au sein du service communication.  

 

 

 

Filiale du groupe Thales, Thales Alenia Space (TAS) est au cœur des technologies de pointe en matière de satellites et d’infrastructures mises en orbite, et s’est imposé comme le leader mondial des « constellations de satellites ». Coentreprise constituée par Thales et le groupe italien Finmeccanica, son effectif de 7200 personnes est réparti sur 10 sites industriels européens. Le siège social, où travaillent près de 2000 personnes, est installé à Cannes la Bocca.

 

            Des profils différents

 

Après ses études à Supélec, une grande école d’ingénieurs, Laurent Broihanne a rejoint ce qui s’appelait alors l’Aérospatiale, où il a choisi d’effectuer depuis sa carrière. Il est aujourd’hui chef de projet de transformation, et coordonne une équipe pluridisciplinaire d’une cinquantaine de personnes. Sa mission consiste à fournir un ensemble de solutions de qualité  permettant de réduire le coût des satellites ; il s’agit en effet de remporter des marchés face à une dizaine de concurrents qui opèrent sur un marché mondial.

Après un bac économique, Chrystelle Dugimont s’est quant à elle tout d’abord dirigée vers un DUT de commerce international. Mais marquée par des cours d’improvisation théâtrale, elle a ensuite bifurqué vers une école de communication en 3 ans. Après un premier emploi chez IBM, un passage en agence de Relations Presse et au terme d’une évolution au sein de la société Alcatel, elle est aujourd’hui responsable de la communication interne France (sites de Toulouse et de Cannes). Son rôle est d’abord d’être une « journaliste », celle qui informe  le personnel via l’Intranet de tout ce qui se passe dans l’entreprise : tests réalisés sur les satellites en cours, avancée des projets des différents services, réussite des équipes. Les articles, rédigés en anglais ou en français, sont transmis aux autres sites européens qui les traduisent dans leur propre langue. Elle doit aussi organiser des événements, depuis les visites de l’entreprise jusqu’aux vœux de la direction. A cet égard, un plan de communication, élaboré pour l’année, programme un certain nombre d’actions à mettre en oeuvre.

 

 

S’agissant d’orientation professionnelle, L. Broihanne reconnaît un grand mérite au système éducatif français : sa vocation généraliste, qui permettra ensuite aux différents métiers de dialoguer entre eux. Il nous conseille de suivre le plus longtemps possible une formation ouverte et diversifiée, la dernière spécialisation choisie étant selon lui secondaire. Pour sa part, sa collègue souligne que l’étude de matières autres que la communication, telles le droit ou l’économie, l’ont rendue plus à l’aise dans ses relations professionnelles.

 

 

            Des journées marathon

 

 

            L. Broihanne commence à travailler de bonne heure, vers 7.30 : l’une des difficultés consiste en effet à trouver du temps pour réfléchir, étant donné les appels téléphoniques et  les trop nombreuses réunions qui scandent la journée. C. Dugimont, quant à elle, consulte ses mails en arrivant dans son bureau pour savoir s’il y a des urgences. Elle « s’enferme » ensuite une heure, tâchant d’éviter toute sollicitation, pour écrire les articles qui seront publiés sur l’Intranet. Le reste de la journée, elle se déplace beaucoup sur le site pour rencontrer le personnel. Sur les 2000 personnes, on recense en effet une centaine de métiers répartis en 12 grandes familles, depuis les couturières, ceux qui assemblent les satellites -et peuvent passer un an à l’étranger-  jusqu’aux fonctions « support » telles que l’administration et la paie.

 

            Il est cependant difficile de définir une journée- type. En matière de communication interne, la gestion des urgences requiert beaucoup de réactivité...et de sang- froid. Il arrive de devoir communiquer sur plusieurs événements ayant lieu dans la même journée, ce qui incite d’autant plus à anticiper. « En deux mots, il faut prévoir le pire pour qu’il n’arrive pas. Et pour avoir le meilleur ! » résume C. Dugimont. L. Broihanne renchérit : de son côté, il lui faut respecter les coûts et les délais fixés par son plan de développement en s’adaptant à tous les imprévus.

 

 

            Une entreprise qui donne des ailes

 

L’un des attraits du groupe est son ouverture internationale. TAS étant maître d’oeuvre des satellites, ses clients, ses partenaires et ses fournisseurs se trouvent dans le monde entier. La société est elle- même très européenne: 4000 personnes travaillent sur les sites de Cannes et Toulouse ; 2500 en Italie ; les autres sont majoritairement employés en Belgique et en Espagne. Les brochures, les articles diffusés sur l’Intranet ou les comptes rendus de réunions de service sont souvent rédigés en anglais. La bonne connaissance de cette langue s’avère dès lors prioritaire, l’essentiel, comme le souligne L. Broihanne, étant d’éviter les malentendus. Autre particularité de l’entreprise : l’expérimentation, depuis 2007, du télétravail, qui permet de remplir sa mission à domicile pendant un ou deux jours grâce à l’Extranet. Chrystelle en a bénéficié pendant 2 ans, et 80 personnes sont actuellement dans cette situation. L’ambiance sur le site de Cannes est agréable car ce qui réunit tout le personnel, c’est la passion du métier. « Les satellites me semblent, même après tant d’années, toujours aussi magiques » confie L. Broihanne.

 

Nous avions bien sûr de nombreuses questions à poser sur ces engins larges de plus de 40 m ailes déployées,  dans la mesure où peu d’entreprises sont, comme Thales Alenia Space, présentes sur toute la gamme des satellites. Leurs domaines d’application sont multiples : télécommunications, exploration scientifique, météorologie, observation océanographique, prévention des catastrophes naturelles. Certains d’entre eux, dits « récurrents », tels les satellites de télécommunication, sont construits en 2 ans. A l’autre extrême, tout est à inventer : « Nous avons envoyé en janvier 2005 une sonde  vers la planète Titan » raconte l’ingénieur. « La mission d’exploration a duré 3 heures. Mais nous y avons réfléchi 7 ans et le trajet de la sonde vers Titan a duré 7 ans ! »

 

Au terme de la rencontre, l’impression est que Thales Alenia Space, présente à la fois  dans l’espace intercontinental et intersidéral à travers ses activités commerciales et scientifiques, est une société très séduisante, et que ses deux représentants sont particulièrement heureux d’y travailler !

 
Rencontre avec Jérôme Jarrige

            Compte- rendu, par la classe de 2nde6, de la rencontre avec Jérôme Jarrige, pseudonyme de Lucien de Pena, le mardi 11 octobre.

 

                Lucien de Pena a utilisé un pseudonyme car, ayant travaillé pendant plus de 40 ans au Ministère des Finances, il ne voulait pas être identifié. Il a toujours eu le goût de l’écriture mais c’est à la retraite qu’il s’est vraiment lancé dans l’aventure.  Comme il ne trouvait pas d’éditeur, il a décidé d’écrire un roman policier et de l’envoyer au « prix du Quai des Orfèvres » qui permet au lauréat d’être publié. C’est avec beaucoup de bonheur qu’il a gagné ce prix et qu’il a donc pu faire éditer par Fayard en 2003 ce premier livre écrit en cinq semaines : Le bandit n’était pas manchot. A cette occasion, il invente le commissaire Dupin, basé à Juan- les- Pins, où lui- même réside.  70000 exemplaires ont été vendus grâce à la renommée du prix.

            Ce succès commercial lui a permis de trouver un nouvel éditeur, « Les Presses du Midi », et il a écrit 4 nouveaux romans,  suites du premier avec le même commissaire Dupin et une équipe d’enquêteurs. Leur succès a été limité (avec des tirages moyens de 2000 exemplaires) car un éditeur régional ne dispose pas d’un système de distribution et de moyens publicitaires développés. La méthode pour écrire  un roman policier? Imaginer le crime. Puis repartir du moment où il est découvert et lancer le commissaire sur des fausses pistes…Quant à aux personnages, Lucien de Pena les a, comme son auteur préféré Simenon, « croisés dans la vie ». Il a une bonne douzaine d’idées de policiers en réserve et il  a même pensé à en faire une série télévisée. Mais écrire prend du temps : après un premier jet manuscrit, le texte est ensuite tapé à l’ordinateur et relu une bonne dizaine de fois.

Jérôme Jarrige ne s’est pas limité au policier. C’est avec ferveur qu’il nous parle de Chaïma, roman qui raconte l’histoire d’amour entre deux jeunes gens dont les grands- pères ont été pour l’un rapatrié du Maroc, l’autre ayant lutté pour l’indépendance du pays. Elle lui a été inspirée par son histoire personnelle : né au Maroc, il est rentré en métropole en 1958, deux ans après l’indépendance.  

           

            En janvier prochain, Lucien de Pena publiera son nouveau roman chez Calmann- Levy, Avec l’argent des autres, qui a pour thème les « affaires » du monde politique. Il s’agit d’expliquer, à travers l’itinéraire du héros, d’abord maire puis finalement député,  les pratiques illégales que sont par exemple les rétro- commissions ou les « marchés truqués ». Cette fois, l’auteur signera de son vrai nom pour mettre en avant ses compétences en finances publiques (docteur en droit – spécialité finances publiques, il a en particulier été l’agent comptable de communes importantes). Et pour créer « un livre- événement »,  il disposera d’une attachée de presse et son livre sera distribué dans toutes les librairies de France. L’écrivain a pris du galon.

            La rencontre de Jérôme Jarrige, ses explications claires et illustrées de nombreux chiffres, nous ont fait découvrir le métier d’écrivain et le secteur de l’édition.

 
AP des 2ndes 9

Dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, les élèves de 2nde9 ont rencontré Céline GIULIANI, chargée de mission au sein de Créactive 06, « couveuse d’entreprise », et Florine RICHARD, « entrepreneur à l’essai » qui teste actuellement son projet de création d’entreprise au sein de cette structure.

Lire la suite...
 
AP en seconde 9

Dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, les élèves de 2nde9 ont rencontré Mario Bonini, responsable de l’une des deux antennes du Pôle Emploi de Cannes.

Pour lire leur arcticle, cliquer sur le lien suivant :

Le Pôle Emploi de Cannes
 
<< Début < Préc 1 2 3 4 Suivant > Fin >>

Page 3 de 4