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Lycée d'Etat Carnot, Cannes
Ecriture et Mise en voix: un travail entre lycéen(e)s et étudiant(e)s
Cette année le programme de Terminale Littéraire porte sur La Princesse de Montpensier, nouvelle de Mme de Lafayette et film de Bertrand Tavernier. La romancière comme le réalisateur évoquent des lettres auxquelles le lecteur et le spectateur n'ont pas accès. Ce sont ces lettres que les élèves ont écrites. A l'issue de ce travail d'écriture d'invention les étudiants du BTS option Métiers du Son ont accueilli huit lectrices pour les guider dans la mise en voix de leurs textes. Le résultat se trouve ci-dessous...
Imaginez que nous ayons retrouvé la correspondance de ces personnages célèbres et laissez-vous emporter par cette histoire à l'issue tragique...

"Pendant que la guerre civile déchirait la France sous le règne de Charles IX, l'amour ne laissait pas de trouver sa place parmi tant de désordres et d'en causer beaucoup dans son empire." (Mme de Lafayette La Princesse de Montpensier)

Enseignants ayant encadré ce travail: Mme Cardamone et M. Taylor Textes écrits par les élèves de TL1, TL2 et TL3

 
 
Les élèves de TL2 spécialité arts plastiques au Suquet des artistes à Cannes.
Les ateliers d’artistes de la ville de Cannes, dits Le Suquet des artistes,  ont accueilli mardi 13 février 2018 les élèves de TL2.

Les élèves ont ainsi rencontré Richard Ferri Pisani dans son atelier, l’objectif étant de permettre aux élèves de visualiser le lieu de travail d’un artiste, en lien au programme, Le monde est leur atelier, et à l’atelier d’Auguste Rodin.

Ils n’ont pas été déçus et pour cause : cet artiste en résidence au Suquet depuis deux ans est un expérimentateur et un humoriste de l’image. Inspiré aussi bien par les collages dadaïstes que par ceux de Rauschenberg, en passant par le coté publicitaire de Warhol, avec une faculté de procéder aux détournements les plus inattendus sur toutes sortes d’objets et de matériaux, procédant à des rapports analogiques les plus inattendus, Richard Ferri Pisani fait de l’art un jeu mettant le spectateur en tension entre image objet et texte.

Les élèves ont ensuite revu Olivia Paroldi, l’artiste qui avait exposé au lycée l’an passé, qui a présenté son travail cette fois ci dans le cadre de son atelier de gravure, en expliquant les différentes étapes de sa démarche, du dessin à l’impression, pour finir sur les murs des villes ou lieux culturels, œuvres presque toujours éphémères.

Nous avons ensuite continué sur  la visite d’une magnifique exposition personnelle de l’œuvre de celle-ci sur les murs de la galerie, puisque ce lieu a aussi un objectif de monstration.

Pour terminer, les élèves se sont essayés à une petite expérience de gravure in situ, sur un travail collectif sur le sol même d’une des pièces de ce lieu de culture dynamique et accueillant qui a parfaitement reçu nos classes avec une grande ouverture et sympathie.
 
Richard Ferri Pisani dans son atelier
 
Le cycle gravure des plasticiens d'Hypokhâgne au Suquet des Artistes
Durant cinq séances nos plasticiens travailleront avec Olivia PAROLDI au sein de son atelier. Ils vont pouvoir aborder aussi bien la xylogravure, la linogravure, l’eau-forte que la photogravure. Ils profiteront par la même occasion de l’exposition consacrée aux travaux les plus récents  de l’artiste. En effet, Olivia PAROLDI présente ses séries d'estampes urbaines, comme celles qui ont été réalisées depuis 2016 pour les rues de Cannes (Petit Juas, La Bocca, Cannes Maria) et dans le quartier du Suquet, mais aussi sa série "Les Enfants de l'exil", travail de juin à septembre 2017. Ces collages ont été réalisés sur les murs de France, Italie et des Balkans. L'artiste présente également une série qui présente le début de ses créations gravées sur le thème de "Nos racines" symboliques et mythologiques communes ainsi que différentes phases de travail réalisées avec plusieurs groupes d’enfants de différentes origines rencontrés dans les Alpes Maritimes.
La série Nos racines s’attache à mettre en image une part de la richesse de notre pays composée de métissages culturels.

La plasticienne invite à cette occasion 25 artistes graveurs du monde entier qui partagent cette envie de pratiquer une technique ancestrale pour exprimer le présent. Parmi eux : Camilo Ortiz Figueroa (Chili), Hiroko Ryusekido (Japon), Lilianna Bastia et Silvia Grandi (Italie), Silvia Gaona, Francisco Gonzalez, Zamer Zamer et Jadher (Mexique), l’Atelier Circulaire de Montréal (Québec), Abel Puente Cotilla (Cuba), Le NewarPrintshop (USA), ....
 
Les Grands Rangements, Gilles BOUDOT
Voici près de quatorze ans que Gilles BOUDOT avait exposé Les Phénomènes Simples, séries de photographies renvoyant aux expériences amusantes, aussi sérieusement abordées qu’un enfant en train de jouer. Si Les Grands Rangements évoquent tragiquement de grands ports industriels désertés, ou bien encore les improbables perspectives portuaires de Claude GELLÉE (dit le LORRAIN), le regard  malicieux du photographe nous interpelle et nous fait plonger une nouvelle fois dans l’univers onirique de l’enfance, là où les objets du quotidien, se trouvent investis poétiquement d’une nouvelle appartenance. Ni paysage, ni nature-morte, (mais peut-être aussi les deux à la fois…) les photographies de Gilles BOUDOT piègent notre regard dans la quête d’une impossible mise au point… 
 
 
Devoir de mémoire, devoir d’histoire, devoir de vigilance.
Lundi 29 janvier dernier, a eu lieu dans la cour intérieure du lycée Carnot, une cérémonie rassemblant des représentants d’associations, élèves et professeur, ainsi que les personnels du lycée devant les plaques commémorant la déportation des enfants juifs lors de la Seconde guerre mondiale. Ce moment a permis de marquer la participation du Lycée Carnot à la Journée de la mémoire des Génocides et de la prévention des crimes contre l'Humanité. Elle fait suite à plusieurs semaines de travail autour des mémoires des Génocides arméniens et juif.

Les textes préparés et lus par les élèves de 1L1 et de 1ES2 ont rendu hommage à M. Roger Wolman et M. Daniel Wancier (Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés des Alpes-Maritimes) ainsi qu’à Mme Margossian-Gervais et Mme Alfieri (Union des Arméniens de Cannes et ses environs). Les élèves musiciens ont interprété des morceaux symboliques pour rappeler les souffrances endurées.

Cette cérémonie a permis de clore un temps de travail de plusieurs semaines, où les rencontres avec les témoins des épisodes les plus tragiques du XXe siècle ont appuyé le travail proposé par les professeurs d’Histoire des classes de 1eL1, 1eES2, 1eES5 et 1eS1. Ces temps forts ont permis la prise de conscience de la nécessité de se souvenir, mais aussi de savoir et de connaitre l’Histoire. 

Dans son discours, M. Bidet, Proviseur du lycée a rappelé l’importance civique et l’actualité de cette question, dans le cadre de la lutte contre les discriminations. Ces rencontres ont été prolongées par la visite du camp d’internement des Milles par les classes de Terminales ES3 et Terminales L3, près d’Aix en Provence. Le volet réflexif a permis de comprendre l’extension aux autres Génocides (arménien, rwandais) et aux mécanismes de la haine qui conduisent à l’acte génocidaire.


M. Milcent, coordonnateur des différents temps de rencontre, remercie l’ensemble des partenaires, les représentants des associations, les élèves et les professeurs qui ont pu s’impliquer dans ce projet : Mme Cléroux, Mme Carles, Mme Thiery et M. Avinain, M. Barthélémy ainsi que tous les personnels du lycée qui ont permis de la réussite de ces moments.

 
 
Visite de l’exposition Hommage et chefs d’œuvre du peintre Pierre Bonnard
Visite de l’exposition Hommage et chefs d’œuvre du peintre Pierre Bonnard par les élèves de 1ère L2 spécialité arts plastiques .
 

Pour cerner les enjeux des Nabis, les élèves ont découvert un musée de proximité, celui du peintre Pierre Bonnard, qui a vécu la fin de sa vie dans les collines du Cannet, y puisant sujets à peindre et sources d’inspiration.

La médiatrice Fanny Lejay, ancienne élève du lycée Carnot en spécialité Arts Plastiques, a développé autour des œuvres de l’artiste la notion de support, de cadrage, d’espace, et l’influence qu’a exercé sur le peintre les estampes du Japon, découvertes par nombre d’artistes du XIXème siècle.

 Ainsi découvre –t-on entre autre, le Paris d’avant la tour Eiffel, et des points de vue en plongée étonnants, inspirés aussi par la photographie.

Ainsi les recadrages par des embrasures de portes, de fenêtres ouvertes, des reflets dans des miroirs ou l’eau d’un tub, sont autant de pistes de construction et déconstruction de l’espace, appréhendées par les élèves.

La planéité du support, revendiquée par les Nabis, a été mise en évidence par l’analyse de certaines œuvres comme La partie de croquet, où fond et formes se mêlent parfois et où la planéité du support s’affirme.

Après 1900, Bonnard évolue en dehors de tout courant artistique, s’affranchissant des nabis. 

Il montre alors ses marchands, les Bernheim, dans des composition audacieuses, allant jusqu’à faire disparaître leur visage par le cadrage de l’image. Au diable la commande, pourvu que l’artiste aille au bout de son propos.

L’exposition est composée d’œuvres issues de collections privées, du musée d’Orsay, mais aussi du musée Bonnard lui même.
 
AP des 2ndes 14 : rencontre avec Kevyn KOHLER, co-gérant d’AKTISEA
Dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, la classe de 2nde14 a rencontré Kevyn KOHLER, co-gérant d’AKTISEA, « entreprise adaptée » (avec le parrainage de l’association 100000 entrepreneurs)...
 
 
AP des 2ndes 14 : rencontre avec Kevyn KOHLER, co-gérant d’AKTISEA, « entreprise adaptée » (avec le parrainage de l’association 100000 entrepreneurs).
 
Parfois, pour trouver une bonne idée, il suffit de jouer des hasards de la vie : une mère inspectrice de l’Education Nationale chargée du handicap ; un accident de la route qui vous oblige à faire une partie de vos études supérieures en fauteuil roulant. La création d’une « entreprise adaptée », c’est-à-dire réservant plus de 80% des emplois à des personnes en situation de handicap, s’impose alors progressivement à vous. Son activité? A la fois le soutien commercial (prospection téléphonique, qualification de bases de données, veille concurrentielle…) et l’accompagnement des « Missions Handicap » des grands groupes dans leurs actions de recrutement. En langage commercial, ça donne : « activateur de contact », «détecteur de talents ».

Cette entreprise, c’est AKTISEA, créée en 2012 par Kevyn Kohler, âgé aujourd’hui de 31 ans, et Alban Grolleau. Mais ne croyez pas que ses 35 salariés soient très différents des salariés ordinaires. Au contraire, selon Kevyn, les personnes porteuses de handicap – celui-ci étant le plus souvent invisible - sont tout aussi dynamiques et efficaces que les valides. Chez AKTISEA, elles sont même encouragées à avoir le goût de la compétition. Eh oui ! Le jeu est la valeur-phare de l’entreprise car elle est celle de ses deux jeunes gérants. Comment motiver un salarié qui fait de la qualification de bases de données par téléphone, tâche fastidieuse s’il en est ? On peut par exemple transformer son ordinateur en terrain de jeu inspiré d’une course de tanks. A chaque appel réussi, le « tank » du salarié progresse – un jingle sonore ponctuant son succès-, le but étant d’arriver premier sur la ligne d’arrivée. Dans un autre jeu, des extra-terrestres –« avatars » des collaborateurs – tâcheront d’éviter les mots « négatifs » (comme « pas de problème »),  qui leur vaudraient des cartons rouges et l’élimination en tombant dans un précipice. Jeux, animations, déguisements, quizz, « challenges» renforcent la motivation des salariés. Et plus on s’amuse, plus on assure la satisfaction des clients !

AKTISEA comme « Activateur de CA [chiffre d’affaires]».

C’est en étant plus performant mais aussi plus réactif que la concurrence qu’on remporte les marchés. Un client appelle ? On a une journée pour lui faire une première proposition. Les entretiens de recrutement ? Ils sont systématiquement enregistrés et mis à disposition du client. Les dirigeants donnent l’exemple.  Kevyn, chargé du développement commercial de l’entreprise, fait un travail de fourmi auprès des prospects, participe à des salons professionnels et veille à la satisfaction des clients existants, qui vont de la TPE à la multinationale.  Parallèlement, de nombreux cadres dirigeants viennent dans les locaux mêmes d’AKTISEA « se former à ses méthodes managériales » basées sur le jeu.

Petit retour à la case « départ ».

Pourtant, Kevyn n’a pas eu un chemin tout tracé. Son bac STI et son BTS en mécanique des engins de travaux publics le conduisent au métier de responsable de maintenance et c’est alors qu’il se rend compte que son épanouissement se trouve ailleurs que dans un atelier de mécanique. Il entre donc dans une école de commerce. Et là, c’est coup double : il rencontre son futur associé à travers un exercice de simulation à la création d’entreprise où les deux compères prennent déjà plaisir à travailler ensemble.

« Créer ses propres règles du jeu »

Trois ans après, le jeu commence pour de bon pour Kevyn et Alban. Ils lancent avec enthousiasme AKTISEA. Mais ils avancent leurs pions très progressivement. Après avoir trouvé un premier client, une PME mouansoise, il leur faut deux ans et demi pour « préciser leur offre » et conquérir des groupes comme THALES ou DASSAULT SYSTEMES en créant des cabinets de recrutement dédiés aux personnes handicapées. Ces victoires sont déterminantes car les autres « grands comptes » suivront comme par un effet domino : LA SOCIETE GENERALE, TOTAL, PWC…. Grâce aux contrats gagnés, les jeunes gens peuvent progressivement s’équiper, louer des locaux et embaucher du personnel.

Question(s) pour un champion

Le secret …pour gagner ? « Etre audacieux, y aller à fond », sans se laisser freiner par des petites voix qui soufflent : « ton idée est nulle… Quelqu’un a la même que toi! ». Obstiné, Kevyn n’a pas peur de « se planter ». Un mental de guerrier, comme celui de ses « modèles » : le petit maigrichon fondateur du géant chinois du e-commerce ALIBABA, parfait « looser » à ses débuts ; le bouillonnant Richard Branson qui attaque un nouveau marché dès que l’ennui pointe ; ou enfin, son père, ouvrier dès l’âge de 14 ans, devenu le patron d’une petite entreprise de maintenance.

Kevyn s’estime juste, mais il reconnaît qu’il est aussi exigeant vis-à-vis de ses collaborateurs. Et les « mauvais perdants », faisant grise mine au moindre échec, « ne sont peut-être pas compatibles avec la philosophie d’AKTISEA ». Le chef d’entreprise, que rien n’arrête et pour qui trouver des clients est un défi stimulant, reconnaît néanmoins que le facteur humain reste imprévisible. Mais « avec du travail, de la rigueur et une touche d’optimisme », l’aventure collective peut continuer !
 
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