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Rencontre avec M. de Pelagey

Rencontre avec Jean- Raphaël de Pelagey, conseiller Energie à l’Espace Info-Energie du bassin cannois, le mercredi 11 avril.

(Compte- rendu réalisé par la classe de 2nde6)

 

 

 

A 35 ans, Jean- Raphaël de Pelagey est l’un des 500 « conseillers Energie » opérant en France.  Basé dans un « espace info énergie », il propose aux particuliers, aux petites entreprises et aux communes des moyens de mieux maîtriser leur consommation d’énergie, tout en les incitant à recourir aux ressources renouvelables quand cela est pertinent.  Après avoir créé l’Espace Info-Energie de Viry- Chatillon, dans l’Essonne, où il a été conseiller pendant 4 ans, il est depuis 6 mois rattaché au CSIL, Conseil Scientifique des Iles de Lérins, association vouée à la sauvegarde des milieux méditerranéens. Le poste qu’il occupe actuellement est financé à parts égales par l’ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), la Région PACA, les villes de Cannes, Le Cannet et Mandelieu et, enfin,  par des ressources internes (conférences, animations...). Le conseiller reçoit le public dans son bureau, son statut associatif lui interdisant toute activité de démarchage. Ses conseils sont gratuits et indépendants de tout intérêt privé. Ils  portent essentiellement sur l’habitat : efficacité énergétique, pré- diagnostic thermique, aide au choix et analyse des matériaux d’isolation tels que la paille, le chanvre, le polystyrène etc., étude d’installation d’un chauffage lié à l’énergie solaire ou géothermique ; il peut également trouver des solutions pour réduire la facture énergétique globale des copropriétés. A ses compétences techniques s’ajoute la connaissance des évolutions en matière législative. Il doit aussi rédiger des dossiers d’aide à la décision et contribuer à alimenter le site de l’ADEME sur des thèmes techniques.

Un voyage formateur

Après son bac, J- R de Pelagey s’est dirigé vers des études de géographie et d’océanographie à la Sorbonne. C’est dans le cadre d’un échange universitaire avec le Québec –région du Canada parvenue à une quasi- autonomie de production d’énergie électrique grâce à ses fleuves et à ses lacs (97%) et à l’éolien -, qu’il découvre sa vocation. Il choisit la filière des sciences de l’environnement et ses nombreux stages de terrain en hydrologie et en géologie lui procurent « 360° d’ouverture ». De retour dans l’Hexagone,  titulaire d’une maîtrise en environnement, il travaille dans l’animation scientifique pendant 4 ans, appréciant particulièrement le contact avec les publics scolaires.  C’est ce qu’il appelle être entré « par la petite porte ».

Les énergies naturelles

Tout en évoquant les nombreuses sources d’énergie existantes, il  ouvre les rideaux et éteint les ampoules électriques de la salle audiovisuelle où nous nous trouvons : « rien ne vaut le soleil ! » A l’avenir, tous les établissements scolaires utiliseront l’énergie solaire photovoltaïque ou thermique, mais aussi les « puits de lumière » venant des toits. Mais en France, 75% de l’énergie électrique est produite actuellement par le parc nucléaire et seulement 15% par le renouvelable. Selon J- R de Pelagey, il faut dès aujourd’hui développer des énergies alternatives ou complémentaires au nucléaire tout en maitrisant notre consommation énergétique. Il préconise de consommer autant que possible l’énergie produite localement.

L’effet colibri

Autre sujet qui tient à cœur à J- R de Pelagey : la pollution. Mais à quoi bon avoir une démarche écologique si d’autres pays polluent la terre, lui objectons- nous ? Il met en avant « l’effet colibri », ainsi nommé en référence à un conte amérindien : lorsque la forêt brûle, seul parmi tous les animaux, le colibri, qui avec des allers- retours, remplit son gosier d’eau et le déverse sur le feu, parvient à sauver une petite portion de la forêt. Ce petit espace préservé contribuera à faire renaître la vie alentour. « Je fais ma part » lançait le colibri à ceux qui se moquaient de lui. A chacun de faire la sienne.

Comment devient-on un « éco- citoyen » ? 

Ce qui nous a marqués, c’est que J- R de Pelagey est quasiment devenu « écolo » (terme que lui- même juge trop connoté) grâce aux connaissances et à l’expérience qu’il a acquises ; mais c’est aussi le fait qu’il s’efforce, par  son travail, de sensibiliser ses interlocuteurs au gâchis existant et à la nécessité de mieux utiliser l’énergie. Ces convictions lui mettent du cœur à l’ouvrage, et donnent aussi sens à chaque jour de sa vie. Il évite le gaspillage, circule à bicyclette et gère son budget avec économie. A notre âge pourtant, il était sensible aux grands espaces mais pas féru d’écologie. Mais à 19 ans, un grand voyage à vélo dans l’Est du Canada lui a fait rencontrer beaucoup de gens proches de la nature, qui l’ont mis sur la voie. Depuis, c’est en compagnie de la petite reine qu’il effectue tous ses grands voyages. Ce métier, incompatible en début de carrière avec de grandes ambitions salariales, peut par la suite ouvrir à de nombreuses autres fonctions, telles que le conseil ou la création d’entreprise. J- R de Pelagey est attiré par la construction de logements répondant à des critères écologiques ainsi que par l’éco- mobilité. Pour conclure, ce qui lui paraît essentiel dans le choix d’un secteur professionnel, c’est la « petite flamme qui vous éclaire au début ». En plus, le sien, comme l’écrit Rémi, « c’est pour sauver la planète ».

 
Rencontre d'un directeur des ressources humaines
Rencontre avec Jean Blandin,
directeur des ressources humaines du Groupe Façonnable et président de l’ANDRH - Côte d’Azur
(Compte- rendu réalisé par la classe de 2nde 12)
  

            C’est à l’occasion d’un emploi étudiant régulier dans un Carrefour de la région parisienne que J. Blandin a découvert les « ressources humaines » : assistant du chef de caisse, il se voit finalement confier des tâches de recrutement, de formation et de gestion des plannings …et il met en place la première équipe (nous sommes en 1983) évoluant en rollers- skate dans les rayons.

            A l’issue d’un bac économique, il obtient à cette même époque une maîtrise en économie et une licence en droit, puis l’équivalent de l’actuel Master 2 en économie du travail et des politiques sociales, ainsi qu’un DESS plus orienté vers les ressources humaines et l’organisation.

  La fonction Personnel.
 

L’appellation « fonction Personnel » - et les diplômes qui y font référence - existe depuis 1982-83. J. Blandin explique quelle est sa raison d’être. Imaginons un créateur d’entreprise : il devra choisir ses proches collaborateurs (en termes plus techniques, ce que l’on appelle bâtir un organigramme), définir les tâches (définir des postes et des compétences), recruter, former et payer le personnel dans le respect de la législation du travail. Si l’entreprise grandit, elle devra dialoguer avec les organisations syndicales et les représentants des salariés, régler les problèmes quotidiens du personnel. Autant de missions dévolues au « Directeur des Ressources Humaines » (DRH), fonction qui peut d’ailleurs s’exercer à temps partagé sur plusieurs entreprises. En moyenne, les services de ressources humaines occupent 1,6% de l’effectif d’une entreprise : 9 personnes chez Façonnable, pour un effectif total de 600 personnes réparties dans le monde, plus de la moitié en France, les autres à part égale entre l’Europe et les Etats- Unis.

  DRH chez Façonnable.
 

Façonnable, propriété d’un groupe familial libanais, M1, est spécialisée dans le vêtement haut de gamme pour l’homme. A Nice, siège social du groupe, 12 ouvrières conçoivent des prototypes qui seront fabriqués principalement en Asie et en Europe de l’Est, même si le très haut de gamme est produit quant à lui en Italie. Au passage, J. Blandin nous fait remarquer qu’il est entièrement habillé par la marque !

 Les embauches, en ces temps de crise – auxquels seul le secteur du luxe semble échapper -, se limitent à une trentaine par an. La fonction de DRH, sauf cas exceptionnel comme, par exemple, un accident du travail, un conflit syndical ou l’incendie de locaux, s’accommode d’horaires réguliers. Mais J. Blandin travaille pour sa part 11 à 12 heures par jour.

  Une fonction qui place l’homme au centre
 

La fonction DRH table sur le capital humain, alors qu’une entreprise est orientée vers le profit financier. Or, dans sa recherche de gains rapides,  celle-ci court le risque de voir le climat social se détériorer. Le DRH, qui veut mettre en avant les salariés, incite donc à recruter et à former, même si le gain est diminué à court terme. En effet, la formation a un coût : « Comme la vôtre, depuis la maternelle jusqu’à l’obtention de votre diplôme. » Mais c’est aussi un investissement pour obtenir des personnes qualifiées  car « un salarié de 25 ans est moins efficace que celui qui a entre 50 et 60 ans ». Or, l’entreprise n’a pas toujours une vision à long terme. J. Blandin a choisi ce métier car il pense que l’homme est à la base de l’édifice, et qu’une entreprise où les équipes sont formées, bien rémunérées, et où une bonne entente règne, a plus de chances de réussir.

 Il préfère aux aspects techniques de sa fonction sa mission « de support et de conseil », qui consiste à écouter, puis à proposer des solutions en s’adaptant au mieux à ses interlocuteurs. « Les gens s’aiment et se détestent comme dans une classe, où vous avez tous des origines, des trajectoires et des orientations différentes. Je suis là pour apaiser les tensions comme le professeur dans sa classe, pour trouver des solutions dans le souci que l’entreprise fonctionne et que les salariés conservent leur emploi. »  

La parabole de l’olivier...

             De ses 20 ans d’expérience au sein de plusieurs sociétés, ce directeur des ressources humaines a appris à ne pas formuler de  jugement trop rapide. « A 15- 25 ans, on a des convictions tranchées. Mais quand on a été confronté à de multiples situations, on comprend qu’un jugement binaire entre le bien et le mal ne prend pas en compte la complexité humaine. » Il a aussi appris que lorsqu’on prête attention à l’individu, il peut grandir et apporter beaucoup. Vivant dans une ancienne « vie » entourée d’oliviers dont il est un inconditionnel, il  fait une analogie : « Quand vous taillez régulièrement ces arbres, que vous les traitez, ils donnent de bonnes olives. Dès que vous arrêtez, ils ne donnent plus rien. Pour l’homme, c’est exactement pareil. Si vous le formez, l’éduquez, lui offrez des perspectives et des rêves, il grandira. Si vous le laissez dans son coin, il se recroquevillera et ne donnera rien à l’entreprise. »
 

            Jean Blandin a accepté l’invitation de notre lycée car, à notre âge, il aurait aimé avoir des informations sur les métiers existants et il considère qu’il est de sa responsabilité de transmettre ce qu’il sait, « un bout de la vérité », dit- il. Aime-t-il toujours autant ce qu’il fait ? Lorsqu’il avait 26 ans, l’un de ses premiers chefs lui a reconnu  le mérite de toujours penser à demander aux gens s’ils allaient bien. A 48 ans,  il estime qu’il n’a pas perdu ce désir d’écouter les autres, et qu’il peut donc continuer ce métier !

 
Rencontre d'un dirigeant commercial

Rencontre avec Michel Etchegoin,
secrétaire général adjoint des Dirigeants Commerciaux de France (DCF).
(Compte-rendu réalisé par la classe de 2nde6)  

            Michel Etchegoin est entré en 1975 aux AGF,  qui ont été intégrées en 2000 au groupe Allianz, spécialisé dans l’assurance financière, les produits de retraite et les placements d’argent.  Il y a débuté comme agent commercial, basé dans différentes villes françaises, puis  a gravi les échelons au sein de ce grand groupe, occupant des fonctions telles que chef de secteur, responsable des ventes ou directeur de marketing, ce qui l’a amené à diriger des équipes comptant entre 50 et 200 commerciaux. Jusqu’à il y a peu, il était chargé de mission pour le tiers sud de la France, s’occupant du développement du groupe et du recrutement des cadres. Aujourd’hui sa fonction de secrétaire général de la fédération des Directeurs Commerciaux de France (DCF), dont le but est de promouvoir la fonction commerciale dans l’entreprise, est devenue essentielle. Dans ce cadre, il donne des conférences, intervient dans des établissements d’enseignement – notamment auprès des professeurs de BTS - et forme des cadres.

            Il reconnaît  que sa formation (un bac suivi d’un an de faculté de droit) serait insuffisante aujourd’hui, car le recrutement de commerciaux s’effectue désormais plutôt à Bac +3/4. Souvent, ce sont en effet des titulaires de BTS, mentions MUC (Management des unités commerciales) ou NRC (Négociation de la relation client) qui sont recrutés. Mais d’autres voies sont possibles, en particulier celle des écoles de commerce.

 

 

 Un homme « entreprenant » dans un monde qui bouge.

            Quel est le « profil » d’un commercial ? C’est avant tout un homme ou une femme qui a le goût d’agir et d’aller de l’avant. Il se doit d’être en « en phase avec son client, car qui se ressemble s’assemble » : même langage que lui, même comportement, un « code vestimentaire commun » garantissent une bonne relation avec le client. Quand on le questionne sur l’image du commercial sûr de lui et beau parleur, il répond que la capacité à bonimenter et la verve ne sont plus des qualités décisives : il faut au contraire savoir poser des questions pour découvrir les motivations et les attentes du client. Mais la clef du succès est de connaître le produit que l’on veut vendre et d’ « y croire » comme si on en était soi-même l’acheteur.

 

            Le métier a beaucoup évolué. Quand M. Etchegoin a débuté, moins de 10% de la population possédait un téléphone et le commercial était obligé de se déplacer et de prospecter au porte-à-porte. Aujourd’hui, avec le « Customer Relationship Management », on dispose de multiples informations sur la population d’un immeuble, depuis sa tranche de revenu jusqu’à ses habitudes de consommation. On peut donc aborder de différentes manières les acheteurs potentiels.

 

            Le plus difficile pour un commercial,  nous confie  M. Etchegoin, est de s’adapter à la nouveauté et à l’évolution des techniques ; en outre, la mobilité professionnelle est forte, et il est rare qu’un commercial reste plus de 5 ans dans une même entreprise. Lui- même n’a pas hésité à engager un étudiant à domicile pour se former en Informatique et accéder à un poste plus intéressant. « Do you  speak English ? »  demande malicieusement l’un de nous. « Je suis actuellement une formation en anglais pour être à même de faire des conférences dans cette langue. Ce n’est pas facile ! »

 Du « stress » au « challenge ». 

            Mais ce métier ne soumet-il pas le salarié à une trop rude pression ? « La compétition est stressante, comme en sport, répond M. Etchegoin. Mais le stress  est aussi une source de motivation ». Et sa réponse au stress est déjà prête : « Plus ma formation est adaptée, plus j’ai d’outils, de méthodes de communication et de vente, plus je m’entraîne à y faire face, mieux j’y résiste. » Dès lors, il ne faut pas s’étonner qu’interrogé sur ce qui lui plaît le plus dans les métiers de la vente, la réponse fuse : « le challenge ».  Mais il apprécie aussi « la rencontre de gens d’horizons différents, le fait de s’ouvrir l’esprit, d’apprendre en permanence ; d’autant que plus vous apprenez, plus les choses deviennent faciles.»

  « Est-ce que vous êtes avec nous de A à Z ? ». 

            Reprenant le slogan publicitaire d’Allianz, c’est la question que lui pose finement l’élève précité. « Oui ! Où que vous soyez, dans une salle de classe ou ailleurs, il ne faut pas faire les choses à moitié. Pourtant rares sont ceux qui savent s’engager totalement ». Il est vrai que dans ces métiers exigeants, seule cette implication totale garantit des rémunérations conséquentes. Et de nous citer les avantages sonnants et trébuchants du métier, y compris pour les débutants - en prenant bien sûr l’exemple du groupe Allianz. Il termine son intervention par un plaidoyer pour les carrières commerciales, mal considérées en France où gagner beaucoup d’argent n’est toujours bien vu. Il ne faut pas s’étonner que beaucoup de candidats choisissent l’expatriation pour obtenir de meilleurs salaires.  

 

           

 A l’issue de cette rencontre, il semble qu’avec son énergie communicative, Michel Etchegoin soit parvenu à nous « vendre » haut la main sa profession, au point que certains d’entre nous ont même senti monter en eux la sève du commerce !

 
Rencontre des responsables de Thales Alenia Space

            Compte- rendu réalisé par la classe de 2nde12 de la rencontre organisée mardi 17 janvier avec deux responsables de Thales Alenia Space, Chrystelle Dugimont et Laurent Broihanne, accompagnés de Laura Vitel, qui effectue son stage de fin d’étude au sein du service communication.  

 

 

 

Filiale du groupe Thales, Thales Alenia Space (TAS) est au cœur des technologies de pointe en matière de satellites et d’infrastructures mises en orbite, et s’est imposé comme le leader mondial des « constellations de satellites ». Coentreprise constituée par Thales et le groupe italien Finmeccanica, son effectif de 7200 personnes est réparti sur 10 sites industriels européens. Le siège social, où travaillent près de 2000 personnes, est installé à Cannes la Bocca.

 

            Des profils différents

 

Après ses études à Supélec, une grande école d’ingénieurs, Laurent Broihanne a rejoint ce qui s’appelait alors l’Aérospatiale, où il a choisi d’effectuer depuis sa carrière. Il est aujourd’hui chef de projet de transformation, et coordonne une équipe pluridisciplinaire d’une cinquantaine de personnes. Sa mission consiste à fournir un ensemble de solutions de qualité  permettant de réduire le coût des satellites ; il s’agit en effet de remporter des marchés face à une dizaine de concurrents qui opèrent sur un marché mondial.

Après un bac économique, Chrystelle Dugimont s’est quant à elle tout d’abord dirigée vers un DUT de commerce international. Mais marquée par des cours d’improvisation théâtrale, elle a ensuite bifurqué vers une école de communication en 3 ans. Après un premier emploi chez IBM, un passage en agence de Relations Presse et au terme d’une évolution au sein de la société Alcatel, elle est aujourd’hui responsable de la communication interne France (sites de Toulouse et de Cannes). Son rôle est d’abord d’être une « journaliste », celle qui informe  le personnel via l’Intranet de tout ce qui se passe dans l’entreprise : tests réalisés sur les satellites en cours, avancée des projets des différents services, réussite des équipes. Les articles, rédigés en anglais ou en français, sont transmis aux autres sites européens qui les traduisent dans leur propre langue. Elle doit aussi organiser des événements, depuis les visites de l’entreprise jusqu’aux vœux de la direction. A cet égard, un plan de communication, élaboré pour l’année, programme un certain nombre d’actions à mettre en oeuvre.

 

 

S’agissant d’orientation professionnelle, L. Broihanne reconnaît un grand mérite au système éducatif français : sa vocation généraliste, qui permettra ensuite aux différents métiers de dialoguer entre eux. Il nous conseille de suivre le plus longtemps possible une formation ouverte et diversifiée, la dernière spécialisation choisie étant selon lui secondaire. Pour sa part, sa collègue souligne que l’étude de matières autres que la communication, telles le droit ou l’économie, l’ont rendue plus à l’aise dans ses relations professionnelles.

 

 

            Des journées marathon

 

 

            L. Broihanne commence à travailler de bonne heure, vers 7.30 : l’une des difficultés consiste en effet à trouver du temps pour réfléchir, étant donné les appels téléphoniques et  les trop nombreuses réunions qui scandent la journée. C. Dugimont, quant à elle, consulte ses mails en arrivant dans son bureau pour savoir s’il y a des urgences. Elle « s’enferme » ensuite une heure, tâchant d’éviter toute sollicitation, pour écrire les articles qui seront publiés sur l’Intranet. Le reste de la journée, elle se déplace beaucoup sur le site pour rencontrer le personnel. Sur les 2000 personnes, on recense en effet une centaine de métiers répartis en 12 grandes familles, depuis les couturières, ceux qui assemblent les satellites -et peuvent passer un an à l’étranger-  jusqu’aux fonctions « support » telles que l’administration et la paie.

 

            Il est cependant difficile de définir une journée- type. En matière de communication interne, la gestion des urgences requiert beaucoup de réactivité...et de sang- froid. Il arrive de devoir communiquer sur plusieurs événements ayant lieu dans la même journée, ce qui incite d’autant plus à anticiper. « En deux mots, il faut prévoir le pire pour qu’il n’arrive pas. Et pour avoir le meilleur ! » résume C. Dugimont. L. Broihanne renchérit : de son côté, il lui faut respecter les coûts et les délais fixés par son plan de développement en s’adaptant à tous les imprévus.

 

 

            Une entreprise qui donne des ailes

 

L’un des attraits du groupe est son ouverture internationale. TAS étant maître d’oeuvre des satellites, ses clients, ses partenaires et ses fournisseurs se trouvent dans le monde entier. La société est elle- même très européenne: 4000 personnes travaillent sur les sites de Cannes et Toulouse ; 2500 en Italie ; les autres sont majoritairement employés en Belgique et en Espagne. Les brochures, les articles diffusés sur l’Intranet ou les comptes rendus de réunions de service sont souvent rédigés en anglais. La bonne connaissance de cette langue s’avère dès lors prioritaire, l’essentiel, comme le souligne L. Broihanne, étant d’éviter les malentendus. Autre particularité de l’entreprise : l’expérimentation, depuis 2007, du télétravail, qui permet de remplir sa mission à domicile pendant un ou deux jours grâce à l’Extranet. Chrystelle en a bénéficié pendant 2 ans, et 80 personnes sont actuellement dans cette situation. L’ambiance sur le site de Cannes est agréable car ce qui réunit tout le personnel, c’est la passion du métier. « Les satellites me semblent, même après tant d’années, toujours aussi magiques » confie L. Broihanne.

 

Nous avions bien sûr de nombreuses questions à poser sur ces engins larges de plus de 40 m ailes déployées,  dans la mesure où peu d’entreprises sont, comme Thales Alenia Space, présentes sur toute la gamme des satellites. Leurs domaines d’application sont multiples : télécommunications, exploration scientifique, météorologie, observation océanographique, prévention des catastrophes naturelles. Certains d’entre eux, dits « récurrents », tels les satellites de télécommunication, sont construits en 2 ans. A l’autre extrême, tout est à inventer : « Nous avons envoyé en janvier 2005 une sonde  vers la planète Titan » raconte l’ingénieur. « La mission d’exploration a duré 3 heures. Mais nous y avons réfléchi 7 ans et le trajet de la sonde vers Titan a duré 7 ans ! »

 

Au terme de la rencontre, l’impression est que Thales Alenia Space, présente à la fois  dans l’espace intercontinental et intersidéral à travers ses activités commerciales et scientifiques, est une société très séduisante, et que ses deux représentants sont particulièrement heureux d’y travailler !

 
Rencontre avec Jérôme Jarrige

            Compte- rendu, par la classe de 2nde6, de la rencontre avec Jérôme Jarrige, pseudonyme de Lucien de Pena, le mardi 11 octobre.

 

                Lucien de Pena a utilisé un pseudonyme car, ayant travaillé pendant plus de 40 ans au Ministère des Finances, il ne voulait pas être identifié. Il a toujours eu le goût de l’écriture mais c’est à la retraite qu’il s’est vraiment lancé dans l’aventure.  Comme il ne trouvait pas d’éditeur, il a décidé d’écrire un roman policier et de l’envoyer au « prix du Quai des Orfèvres » qui permet au lauréat d’être publié. C’est avec beaucoup de bonheur qu’il a gagné ce prix et qu’il a donc pu faire éditer par Fayard en 2003 ce premier livre écrit en cinq semaines : Le bandit n’était pas manchot. A cette occasion, il invente le commissaire Dupin, basé à Juan- les- Pins, où lui- même réside.  70000 exemplaires ont été vendus grâce à la renommée du prix.

            Ce succès commercial lui a permis de trouver un nouvel éditeur, « Les Presses du Midi », et il a écrit 4 nouveaux romans,  suites du premier avec le même commissaire Dupin et une équipe d’enquêteurs. Leur succès a été limité (avec des tirages moyens de 2000 exemplaires) car un éditeur régional ne dispose pas d’un système de distribution et de moyens publicitaires développés. La méthode pour écrire  un roman policier? Imaginer le crime. Puis repartir du moment où il est découvert et lancer le commissaire sur des fausses pistes…Quant à aux personnages, Lucien de Pena les a, comme son auteur préféré Simenon, « croisés dans la vie ». Il a une bonne douzaine d’idées de policiers en réserve et il  a même pensé à en faire une série télévisée. Mais écrire prend du temps : après un premier jet manuscrit, le texte est ensuite tapé à l’ordinateur et relu une bonne dizaine de fois.

Jérôme Jarrige ne s’est pas limité au policier. C’est avec ferveur qu’il nous parle de Chaïma, roman qui raconte l’histoire d’amour entre deux jeunes gens dont les grands- pères ont été pour l’un rapatrié du Maroc, l’autre ayant lutté pour l’indépendance du pays. Elle lui a été inspirée par son histoire personnelle : né au Maroc, il est rentré en métropole en 1958, deux ans après l’indépendance.  

           

            En janvier prochain, Lucien de Pena publiera son nouveau roman chez Calmann- Levy, Avec l’argent des autres, qui a pour thème les « affaires » du monde politique. Il s’agit d’expliquer, à travers l’itinéraire du héros, d’abord maire puis finalement député,  les pratiques illégales que sont par exemple les rétro- commissions ou les « marchés truqués ». Cette fois, l’auteur signera de son vrai nom pour mettre en avant ses compétences en finances publiques (docteur en droit – spécialité finances publiques, il a en particulier été l’agent comptable de communes importantes). Et pour créer « un livre- événement »,  il disposera d’une attachée de presse et son livre sera distribué dans toutes les librairies de France. L’écrivain a pris du galon.

            La rencontre de Jérôme Jarrige, ses explications claires et illustrées de nombreux chiffres, nous ont fait découvrir le métier d’écrivain et le secteur de l’édition.

 
AP des 2ndes 9

Dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, les élèves de 2nde9 ont rencontré Céline GIULIANI, chargée de mission au sein de Créactive 06, « couveuse d’entreprise », et Florine RICHARD, « entrepreneur à l’essai » qui teste actuellement son projet de création d’entreprise au sein de cette structure.

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AP en seconde 9

Dans le cadre de l’Accompagnement Personnalisé, les élèves de 2nde9 ont rencontré Mario Bonini, responsable de l’une des deux antennes du Pôle Emploi de Cannes.

Pour lire leur arcticle, cliquer sur le lien suivant :

Le Pôle Emploi de Cannes
 
Représentations Théatrales au lycée

Les 20 et 21 janvier 2011

Cinq représentations théâtrales ont été proposées à toutes
les classes de première du lycée.
La compagnie Ornithorynque a interprété dans l'auditorium :

Ce n'est pas un drame ...
une adaptation de l'Antigone de J. Anouilh

et Confessions à Ferney d'après l'oeuvre de J.F. Prévand

Adaptation et mise en scène de François Lis

 

Site de la compagnie : http://compagnieornithorynque.wifeo.com/theatre-dans-les lycees.php

 

 
Concours d'Ecriture

Le Lycée Carnot organise cette année un concours d'écriture pour tous ses élèves. Écrivez au choix une nouvelle, un poème, une chanson ou un essai sur le thème "Un Futur imparfait" et déposez votre oeuvre avant le 26 mars 2010 au CDI du Lycée. Le premier prix est de 100 € en bons d'achat Fnac.

 

N'oubliez pas de consulter le règlement du concours, disponible au CDI. À vos plumes !

 Voir l'affiche du Concours

 
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