Carnot-Cannes.fr
francais


AP des 2ndes12
AP des 2ndes12 : rencontre avec Fabrice Godin, dirigeant de Chlorophyll, agence d’événementiel pour entreprises.
(avec le parrainage de l’association 100000 entrepreneurs)


On le voit, Fabrice Godin est un « pro ». Il a préparé un véritable cours sur l’entreprenariat. Vidéoprojecteur qui déroule ses différentes séquences, toutes minutées, « paperboard » pour écrire les réponses de la classe, théorie et cas pratique - le sien. A la fin, les élèves doivent noter avec les doigts de leur main levée leur ROTI, « return on time investment » : il obtient haut la main 5/5.

Un peu trop perfectionniste sur les bords, reconnaît-il, et ça peut ennuyer ceux qui travaillent avec lui. Mais bon, le directeur de Chlorophyll, une agence événementielle pour entreprises, c’est lui. Basée à Golfe Juan, son équipe, qui compte quatre salariés à temps plein et quinze « accompagnateurs de terrain », organise des séminaires dans toute la France. Comme l’annonce son slogan, elle vend « plus qu’un événement, une expérience». Autrement dit, ce que les cadres des grosses entreprises du CAC40 attendent, c’est le séminaire, bien sûr…mais aussi, une soirée mémorable et la participation à un événement i-nou-bli-a-ble. Par exemple, bobsleigh à La Plagne, plongée sous glace à Tignes, scooter des mers, chute libre, nuit en igloo… Mais où Fabrice Godin est-il allé chercher tout cela ?

Remontons le temps : il est depuis toujours un grand sportif…et le roi de la glisse ! De la classe de neige de son enfance, à l’animation de séjours sportifs qui lui faisaient passer cent jours par an à la montagne lorsqu’il était étudiant en économie (spécialisation « sport ») à Paris, sa passion pour les activités « outdoors » ne s’est jamais démentie. Il est encore moniteur de ski à ses heures perdues. Lors de son premier emploi auprès d’une association de tourisme, il s’est rendu compte qu’il assumait avec aisance les fonctions d’un dirigeant d’entreprise. Il a donc lancé la sienne tout en occupant le poste de directeur commercial de l’Ecole de Ski Français de Tignes. « Chlorophyll », nom rappelant son amour de la nature, a été créée avec un petit budget, et l’aide d’un ami publicitaire pour la partie « communication ».

Fabrice Godin a passé en revue les heurs et malheurs du métier de dirigeant. Les satisfactions viennent de l’aventure collective vécue au sein de l’entreprise. Les échecs, comme les mauvaises notes, apprennent à réfléchir et à ne pas se laisser déstabiliser.

Désolé, Monsieur, on n’a pas pu restituer tout votre excellent cours. Mais, c’était pas noté, hein ?
 
 
AP des 2ndes6
AP des 2ndes6 : rencontre avec Catherine Lamarque, entrepreneuse.
(avec le parrainage de l’association 100000 entrepreneurs)


On peut avoir brassé des millions sans être « bling bling » et avoir nourri l’ambition de parvenir au sommet sans être un requin de la finance. Catherine Lamarque, entrepreneuse et conseil auprès de jeunes entrepreneurs, déclare vivre simplement et consacrer son argent à des projets qui font sens. Mais si elle préfère une promenade dans le Mercantour à la conduite d’une belle voiture, il lui a fallu mener sa vie tambour battant.


 D’origine modeste, boursière, Catherine Lamarque met déjà les bouchées doubles, menant de front en dernière année d’école de commerce, à Pau, deux spécialisations, l’une en Finance, l’autre en Informatique. Ses études achevées, elle devient cadre, d’abord chez EDF, puis chez Engie et Suez où, c’est bien simple, elle veut faire partie des 2% de femmes aux postes les plus élevés, gagner autant sinon plus que les hommes ; et surtout, ne pas moisir trop longtemps au même endroit. « Quand on s’intéresse à ce qu’on fait, et que l’on obtient des résultats, il ne faut pas avoir peur d’aller dire à ses supérieurs qu’on veut évoluer ou être augmentée». Elle sera responsable financière, auditrice, « business developer »….et obligée de déménager vingt-trois fois !


Mais Catherine Lamarque, qui a pourtant trois enfants, avoue qu’elle s’ennuie vite. Après plus de quinze ans au sein de ces grands groupes, elle prend une année sabbatique. Ce sera pour vendre son appartement, soit toutes ses économies, et co-fonder Optimhome, une société basée sur le concept, qui depuis a fait école, d’Immobilier sur Internet. Entourée d’associés et de collaborateurs salariés intéressés aux résultats de l’entreprise, elle est à même de couvrir toutes les compétences fonctionnelles nécessaires à ce domaine qu’elle découvre. Sa compétence propre, c’est de savoir trancher les mille problèmes quotidiens, de prendre des décisions « stratégiques » - celles qui évitent d’aller dans le mur - sans assurance qu’elles mèneront à bon port ; si la « cheffe » n’est « pas commode », elle entraîne ses collaborateurs car, adorant son travail, elle se donne sans compter. Mais elle sait compter…


En quatre ans, l’essor de l’entreprise est fulgurant : un réseau de mille trois-cents personnes, quatre implantations en Europe,  près de quarante millions de chiffre d’affaires ! Mais, nouveau virage, Catherine Lamarque cède ces parts au groupe PINAULT, ce qui lui vaut cette année-là d’acquitter autant d’impôts qu’Amazon pour un résultat cent fois inférieur – le géant du Web devrait donc en payer beaucoup plus ! L’entrepreneuse aurait alors pu se reposer sur ses lauriers et ses deniers. Mais elle préfère rejouer la mise, créant ou aidant d’autres entreprises, quitte à connaître parfois de cuisants revers.


Aujourd’hui, la vie de la quinquagénaire s’élargit en de multiples activités. Elle continue à investir, de préférence dans des idées prometteuses pouvant servir la société ; se sentant redevable de cette dernière, elle multiplie les activités associatives, de l’aide aux chômeurs à la défense de la Méditerranée…et jusqu’aux interventions dans les classes. On peut naître « en bas de l’échelle » et faire partie des 1% qui sont en haut, dit-elle aux élèves. Avec son enjouement et son allant, son accent du Béarn, on la croit sur parole : les freins sont « seulement dans la tête » ! La chance ? Comme l’avait dit Alain Prost, « au bout d’un moment, ça s’appelle le talent ». A chacun, donc, de faire fructifier le sien.

 
Les élèves de 2nde 4 participent au projet « les petits programmateurs » avec le collège des Vallergues

Dans le cadre de la liaison 3e/2nde, nos élèves de 2nde 4 ont proposé à une classe de 3e du collège Les Vallergues, mardi 5 juin à la MJC Picaud, le film « Mystic River » de Clint Eastwood. Ils ont pu voir également le film choisi par les collégiens, « Whiplash » de Damien Chazelle.

Cet atelier de programmation s’intègre au Parcours d’Education Artistique et Culturelle inter-degré sur le champ artistique du cinéma proposé par la DAAC. Durant l’année scolaire, les élèves, accompagnés par leur professeur de Lettres, Mme Tissier et Mme Thiery, professeur documentaliste, ont travaillé en partenariat avec la Médiathèque de Noailles et la MJC Picaud. Ils ont sélectionné plusieurs films et à partir des bandes-annonces, des affiches, des séquences d’ouverture, en ont choisi un destiné à un public plus jeune.

Suite aux projections, un échange a eu lieu entre collégiens et lycéens.

  

 
AP des 2ndes 14 : écriture de biographies en maison de retraite
En février, les élèves de 2nde14 se sont rendus à la maison de retraite Korian- Le Cannet où une quinzaine de résidents ont accepté de leur raconter leur vie. Ils ont pu constater que la seconde guerre mondiale avait marqué la jeunesse de nos anciens. En mai, lors de la remise à chaque résident de sa biographie, les élèves ont interprété des scènes comiques du répertoire tandis qu’Angelo contribuait par sa voix extraordinaire au succès de cette petite fête.
 
     
 
 
 
 
 
 
 
AP des 2ndes9 : rencontre avec Jean-Luc Mattéoda, expert-comptable.
(avec le parrainage de l’association 100000 entrepreneurs)

Jean-Luc Mattéoda a d’abord pris son bâton de pèlerin : il a voulu dissiper les idées fausses sur le chef d’entreprise, insistant sur la notion de projet « qui part du cœur », sur la prise de risque, sur les échecs qui, dans la Silicon Valley sont presque des marques d’élection ; sur le travail, bien sûr. De plus, l’entreprise n’est pas avant tout le paradis du profit. La protection de l’environnement et le bien-être du personnel sont des valeurs qui entrent progressivement dans les consciences et dans les lois.  D’ailleurs, ce que ses vingt-cinq ans de métier ont appris à notre hôte, c’est que tout est d’abord « une affaire des personnes». Les idées les plus brillantes et les plus exaltantes n’ont de chance de succès que si elles sont portées par la foi d’une équipe. 

A cent lieues, donc, de Scrooge, le héros de Dickens, constamment plongé dans ses comptes, avare et indifférent aux autres, Jean-Luc Mattéoda, entouré d’une équipe stable de neuf collaborateurs, dirige un cabinet d’expertise comptable, dont la clientèle compte 30% d’anglophones ; et il se sent « utile ». Bonne nouvelle pour nos futurs bacheliers, sa profession est « en déficit de main d’œuvre » et il n’est pas nécessaire d’être un virtuose des chiffres pour y entrer. Mais il convient d’être méthodique et rigoureux dans un univers où les lois, qu’elles concernent le droit de travail ou de la fiscalité, changent avant même d’avoir été mises en application, où l’année est rythmée par de multiples échéances et où l’on est vite débordé par un flot d’informations de tous ordres. Pour ceux qui sont prêts à soulever les montagnes mais n’ont pas d’argent ou de garantie à offrir aux banquiers, Jean-Luc Mattéoda suggère une voie encore relativement peu empruntée : le crowdfunding.
 
<< Début < Préc 1 2 3 4 5 6 7 8 Suivant > Fin >>

Page 1 de 8